Le 24 janvier dernier, peu avant 20 heures, Elias sortait de son entraînement de football au stade Jules-Noël, dans le 14e arrondissement de Paris, quand il a été mortellement agressé par deux jeunes qui tentaient de lui voler son téléphone. L’adolescent est décédé le lendemain. Ce dimanche, quatre mois après le drame, sa mère, Stéphanie, a publié une lettre ouverte dans Le Figaro, dans laquelle elle revient sur les faits et exprime ses interrogations : « Depuis quatre mois, j’attends des réponses et je ne vois rien venir. »
Comme « chaque vendredi », après l’entraînement, Elias avait l’habitude d’appeler sa mère, mais cette fois-ci, c’est un ami à lui qui l’a appelée. Il l’a prévenue que son fils « avait été poignardé avec une machette ». Deux adolescents de 16 et 17 ans s’en sont pris à lui, exigeant son portable. Mais la victime a résisté, et l’un des agresseurs a sorti une arme blanche. Auditionné, l’un des mineurs a reconnu la tentative d’extorsion ainsi que le coup mortel. Victime « d’une plaie thoracique transfixiante responsable d’une hémorragie interne », Elias est décédé le lendemain à l’hôpital.
Soulignant combien son fils était « un adolescent gentil, vraiment gentil, joyeux, beau et fort. Aimé et aimant », Stéphanie s’interroge : « Qui s’est moqué d’Elias ? » Elle désigne d’abord les deux agresseurs, « qui, en toute impunité, depuis 2021, réitèrent des vols avec violence », alors même qu’ils faisaient l’objet d’une interdiction judiciaire d’entrer en contact.
Elle met également en cause « cette maire qui n’a pas jugé bon de sécuriser les abords du stade, qu’elle savait mal fréquentés », ainsi que les médias « qui n’ont pas eu l’honnêteté d’écrire les mots machette et hachette, préférant minimiser l’acte en parlant de couteau ». Elle interpelle enfin les ministres de la Santé, de l’Éducation nationale, de la Justice et de l’Intérieur. « Qui se moque d’un adolescent parisien de 14 ans, qui est un frère, un petit-fils, un cousin, un ami, un amoureux ? », ajoute la mère. Sans réponse depuis des mois, elle « patiente » en tentant « de survivre à l’absence de [son] fils ». « Et je saurai qui s’est moqué de nous », conclut-elle.





