
«Champion mon frère ». C’est par ces mots que le président de la République, Emmanuel Macron, a salué la victoire du Paris Saint-Germain (PSG) contre l’Inter Milan, en finale de la Ligue des champions ce samedi soir. Une expression empruntée à Lucas Moura, ancien joueur du club parisien, qui avait lancé cette phrase en 2013 à Mamadou Sakho, l’un de ses amis. « Jour de Gloire pour le PSG ! Bravo, nous sommes tous fiers », a également écrit le chef d’État sur le réseau social X, le soir du samedi 31 mai, avant de conclure : « Paris est capitale de l’Europe ce soir ».
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« Un président ne devrait pas parler comme une racaille »
Un tweet vu plus de 10 millions de fois, qui a fait doublement polémique. D’abord, par sa formulation inhabituelle. « Monsieur le Président, vous avez oublié le “wesh” après “frère”, a par exemple écrit, toujours sur X, Sébastien Leroy, maire de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), à l’instar de très nombreux autres utilisateurs de la plateforme. « “Champion mon frère !”. Un président ne devrait pas parler comme une racaille… », cingle de son côté l’écrivain Éric Naulleau.
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Tweet léger, incidents graves
Outre l’expression, le timing du tweet a suscité l’indignation d’internautes. Tandis qu’Emmanuel Macron célèbre la victoire du PSG en ces termes légers, des violences extrêmes ont déjà commencé à éclater dans la capitale. « “Champion mon frère !”… Et pour ça pas un mot, cingle Florian Philippot, fondateur du parti Les Patriotes, en repostant une vidéo d’affrontements avec la police. Le fruit de votre politique ». « Drôle de vocabulaire au moment où Paris est en train d’être cassé par des racailles », lâche également l’écrivain Charles-Henri Gallois.
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Gilles-William Goldnadel, invité sur le plateau de CNews, a lui aussi réagi au tweet d’Emmanuel Macron. « Au moment où il tweete, on sait déjà que ça se passe très mal », a lancé le célèbre avocat.
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Plusieurs utilisateurs du réseau social rappellent en commentaire le bilan catastrophique de cette nuit d’émeutes dans l’ensemble du pays: trois morts, 192 blessés, près de 600 interpellations… Ce dimanche soir, de nouvelles violences ont entaché les festivités. Plus de 79 interpellations ont été effectuées dans la capitale.
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