L’essentiel
- Charline Picon, championne olympique de planche à voile, a fait naufrage avec sa famille au large des îles Marquises après que leur catamaran a heurté un objet flottant non identifié.
- Les naufragés ont passé 12 heures sur un radeau de survie avant d’être secourus, d’abord repérés par un avion de reconnaissance puis récupérés par le voilier Stardust.
- Bien que le Luna Bay 2 n’ait pas coulé, il est resté à la dérive en mer, et Charline Picon a fait appel à une société spécialisée pour tenter de le remorquer jusqu’à un port pour réparation.
Dans la nuit de vendredi à samedi, un catamaran de plaisance a fait naufrage au large des îles Marquises. A son bord se trouvaient Charline Picon, médaillée d’or en planche à voile aux JO de Rio, son compagnon et leur fille Lou. Les trois naufragés ont finalement été secourus après avoir passé 12 heures réfugiés sur un radeau de survie qui prenait l’eau, a expliqué la championne sur Facebook.
Outre sa médaille d’or en planche à voile en 1996, Charline Picon est aussi une navigatrice expérimentée. Aux Jeux de Paris 2024, elle avait remporté le bronze en 49er FX avec sa coéquipière Sarah Steyaert. C’est donc tranquillement que la famille était partie pour relier l’archipel des Tuamotu à bord du Luna Bay 2, leur catamaran de plaisance. « Les conditions de mer et de vent étaient clémentes » et le « bateau marchait bien », raconte Charline Picon. Mais vers trois heures du matin, le catamaran a « heurté assez violemment un ofni [objet flottant non identifié] », poursuit-elle. Après le choc, la coque gauche du bateau s’est rapidement remplie d’eau, obligeant la championne et sa famille a l’abandonner.
Rapidement, tous se sont organisés pour prévenir les secours par radio, préparer un sac de survie et mettre l’annexe gonflable à l’eau. Une fois les gilets de sauvetage enfilés et la balise de détresse activée, la famille a quitté le Luna Bay 2 et entamé une longue attente à bord de leur radeau.
Le centre de coordination de sauvetage aéro-maritime de Polynésie française (JRCC) a bien reçu le signal de détresse envoyé par la balise, mais n’est jamais parvenu à joindre les naufragés par radio. Un avion de reconnaissance a été envoyé sur zone pour tenter de les localiser. « A 10h30 l’espoir du sauvetage est manifeste quand l’avion de la marine nous survole », explique Charline Picon.
Le problème, c’est qu’aucun navire ne se trouve à proximité immédiate. Le JRCC a sollicité l’intervention d’un navire de pêche pour porter secours aux naufragés, mais il se trouvait à « une centaine de nautiques » de leur position, soit plus de 185 km. C’est un autre navire, le voilier Stardust, pourtant à quatre heures de navigation, qui arrivera finalement en premier pour sauver la championne, son compagnon et leur fille.
Vers 16 heures, le Stardust est arrivé au contact et a pu récupérer à son bord les trois naufragés. « Soulagement prédomine et tristesse de voir notre bateau dans cet état », reconnaît Charline Picon. Elle et sa famille ont été ramenés sur la terre ferme. Si le Luna Bay 2 n’a pas coulé, il reste à la dérive en mer. La championne olympique a fait appel à une société spécialisée pour tenter de le remorquer jusqu’à un port où il sera réparé.




