
Le 25 mai dernier, à l’occasion de la Fête des mères, Stéphanie, la mère d’Elias, adressait une lettre ouverte bouleversante aux lecteurs du Figaro, intitulée « Qui s’est moqué d’Elias ? ». Derrière les mots d’une mère anéantie, une accusation claire : celle d’un traitement médiatique biaisé du drame. Une semaine après, ses avocats, Nicolas Goutx et Johanna Ostrowka, dénoncent la manière dont les faits ont été relatés et minimisés dans certains médias.
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« Cette lettre, c’est un cri d’alerte et une double démarche : une démarche personnelle de souffrance mais aussi de quête de vérité », explique Me Goutx. Le communiqué de presse transmis dès février par la famille précisait déjà la nature exacte des armes utilisées. Or, certains médias – à commencer par l’AFP elle-même – ont choisi de parler d’un simple « couteau ».
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Une omission lourde de sens, selon les avocats : « Il s’agissait d’une machette de type “Zombie Killer” et d’une hachette. Ce sont des armes effrayantes, visibles, qui en disent long sur la volonté de tuer. »
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Des armes passées sous silence
Les avocats ont rendu publiques les images des armes utilisées par les meurtriers présumés. « Une machette avec une lame de 40 centimètres, qu’on ne glisse pas dans une poche, et une hachette pour menacer », précise Me Ostrowka. Ces détails n’ont pourtant pas été repris dans certaines dépêches de presse.
La famille accuse une volonté de minimiser la barbarie du meurtre de l’adolescent. « Le communiqué de presse avait été transmis à l’AFP. Ils étaient donc parfaitement informés », rappelle la mère d’Elias, qui regrette n’avoir reçu aucune explication après avoir demandé pourquoi la mention de la machette avait été retirée.
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Un récit minimisé
Autre grief de la famille : l’interprétation de certains médias qui ont laissé entendre qu’Elias aurait été tué pour avoir refusé de donner son téléphone. Une formulation perçue comme une tentative d’explication quasi circonstanciée du meurtre selon la famille. « C’est faux, en plus d’être indigne », s’indigne Me Ostrowka. Et de développer : « Comme on veut minimiser la violence à Paris, on fait croire qu’Elias aurait pu éviter sa mort s’il avait obtempéré. Mais ce n’est pas une question de portable, c’est une question de barbarie. »
Les avocats fustigent également les propos de François Bayrou qui, réagissant à la lettre de Stéphanie, a évoqué le rôle des réseaux sociaux dans la violence des mineurs. « C’est une appréhension bien trop facile », affirme Me GoutxGoutx. pour qui « la responsabilité, collective », relève des « institutions, de la justice, et de l’État qui n’assure plus la sécurité de nos enfants ».
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