
Après bientôt 30 ans dans la même entreprise, Jean-Christophe Colombo pourrait être débarqué pour une raison à peine croyable, selon une information du Figaro. En mai dernier, le chauffeur de bus sur le réseau bordelais a craqué face à l’incivilité d’un passager qui fraudait et l’insultait. Le quinquagénaire avait alors quitté son poste de conduite pour demander à l’individu de sortir du bus. Une attitude qui pourrait lui coûter cher. D’autant qu’à ce moment-là, il s’est fait rouer de coups par l’usager fraudeur.
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« Monsieur Colombo s’est mis en danger en allant voir ce passager. Il n’y a pas d’ambiguïté sur sa qualité de victime, mais ce n’est pas la mission d’un conducteur d’éduquer les gens »
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Quelques jours plus tard, la direction de Keolis l’a convoqué pour un entretien préalable à une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement le 17 juin prochain. « Je suis choqué. La lettre est datée du jour de mon opération, je crois que je le vis encore plus mal que mon agression », souffle Jean-Christophe Colombo auprès du Figaro. Il lui est reproché de ne pas avoir respecté les consignes à suivre en cas d’agression. Les conducteurs de bus Keolis reçoivent pour directive de ne pas quitter leur poste et de ne rien dire quand ils sont insultés ou invectivés par des passagers.
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« Monsieur Colombo s’est mis en danger en allant voir ce passager. Il n’y a pas d’ambiguïté sur sa qualité de victime, mais ce n’est pas la mission d’un conducteur d’éduquer les gens », explique de son côté Pierrick Poirier, le directeur général de Keolis, au quotidien. Selon lui, le chauffeur de bus aurait dû, comme la consigne le prévoit, rester à son poste, ne pas broncher, et appeler le PC sécurité pour régler la situation. « Je sais que j’ai le mauvais rôle dans cette affaire. Tout le monde peut avoir une mauvaise journée, mais il est important d’entendre ses explications », ajoute Pierrick Poirier.
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