
Les enseignants du collège Diderot de Besançon, dans le Doubs, ont décidé de faire entendre leur colère. Après avoir déploré un « sentiment général d’insécurité », ils se sont rassemblés dans la cour et ont exercé leur droit de retrait, a appris l’AFP ce mercredi 11 juin.
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Dernier incident en date : un parent d’élève a appelé, samedi 7 juin, un enseignant au téléphone et l’a menacée « de lui casser les dents », explique Nicolas Mouget, une professeur de mathématiques dans l’établissement.
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« On a eu des menaces de mort sur TikTok avec des listes de profs nommées »
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Depuis un certain temps, un « sentiment général d’insécurité […], de malaise », plane sur ce collège situé dans un quartier sensible de la ville, affirme Médéric Bayard, représentant académique SNUipp à l’agence de presse.
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Nicolas Mouget cite d’autres exemples marquants qui se sont déroulés récemment : « On a eu beaucoup d’intrusions d’armes, armes blanches, des couteaux, tasers, bombes lacrymogènes, qui donnent chaque fois lieu à des conseils de discipline, des exclusions. On a eu des menaces sur les réseaux sociaux, des menaces de mort sur TikTok avec des listes de profs nommées ». Il évoque également des « tirs de mortier sur le collège ».
En outre, les enseignants ont exprimé leur souhait de voir davantage de policiers tourner autour de l’établissement scolaire. Mais pour Nathalie Favre, secrétaire académique du Snes-FSU du Doubs, ce n’est pas suffisant : « Il y a un manque d’infirmières, un manque de personnel de vie scolaire, un manque de professeurs formés, et on ne pourra pas sans sortir juste en brandissant la solution sécuritaire. »
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