
La mort d’Elias continue de susciter une profonde émotion, mais aussi une vague d’indignation. Ce mercredi 11 juin, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a reconnu sur BFMTV de graves « dysfonctionnements » dans le suivi judiciaire des deux adolescents accusés du meurtre du jeune footballeur. Ces derniers, âgés de 16 et 17 ans, étaient pourtant bien connus de la justice : l’un était déjà impliqué dans des faits de vols et d’extorsion, l’autre concerné par des procédures pour violences.
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Tous deux avaient l’interdiction formelle de se côtoyer, mais résidaient dans le même immeuble du 14e arrondissement de Paris. Une absurdité administrative que le ministre a qualifiée de « manque de bon sens », soulignant l’inefficacité d’une mesure sans moyen réel de contrôle ni sanction.
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Des conclusions publiques en septembre
Le cas d’Élias révèle plus largement l’impasse d’un système judiciaire parfois impuissant face à des mineurs multirécidivistes. « Ce dysfonctionnement m’a choqué », assure Gérald Darmanin, estimant que les mécanismes judiciaires censés assurer la sécurité publique ont failli à leur mission dans ce cas.
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L’interdiction de contact entre les suspects, si elle avait été violée, n’aurait de toute manière donné lieu à aucune sanction pénale, a reconnu le ministre. « Quand on viole une mesure de sécurité et qu’il n’y a aucune conséquence prévue par la justice, ça crée une incompréhension », a-t-il ajouté. Pour faire toute la lumière, le ministre a indiqué avoir demandé à la justice de rendre des conclusions publiques d’ici septembre.
« On veut protéger les vivants »
Quatre mois après les faits, la famille d’Elias vit toujours dans l’incompréhension et le chagrin. Sa mère, Stéphanie, affirme « tenter de survivre à l’absence de [s]on fils ». Dans une lettre ouverte au Figaro, puis sur BFMTV, elle a livré un message fort : « Nous avons un sens aigu du devoir, un devoir de parler de la société qui nous entoure. Notre fils est mort, on veut protéger les vivants, réveiller les consciences. Nos jeunes ne peuvent pas mourir tués par des barbares armés de machette. »
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En attendant la suite de l’enquête, les deux mineurs sont actuellement écroués. Mais au-delà des procédures, c’est la confiance dans l’État et ses institutions que les parents d’Élias attendent de voir restaurée.
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