L’essentiel
- Le parquet de Dijon a requis la mise en examen pour « meurtre d’une personne chargée de mission de service public » à l’encontre de l’adolescent de 14 ans, qui a poignardé mortellement mardi une surveillante de son collège à Nogent (Haute-Marne).
- Il encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
- Le collégien est également mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours » contre un gendarme, blessé lors de son interpellation.
Il encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Jeudi, le parquet de Dijon a requis la mise en examen pour « meurtre d’une personne chargée de mission de service public » du collégien qui a tué mardi une surveillante de son établissement, à Nogent, en Haute-Marne.
Le suspect a été présenté à un juge d’instruction de Dijon à l’issue de deux jours de garde à vue. Le procureur de Dijon, Olivier Caracotch, a également annoncé dans un communiqué que le parquet requiert aussi sa mise en examen pour « violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours » contre un gendarme, blessé lors de son interpellation, réalisée juste après les faits.
Le collège rouvre ses portes
Jeudi matin, le collège Françoise-Dolto, lieu du drame, a rouvert ses portes. Seuls quelques élèves étaient entrés dans l’établissement à 9 heures, ainsi que quelques gendarmes, a constaté l’AFP présente sur place. Une cellule psychologique y est activée au moins jusqu’à la fin de la semaine, a indiqué le rectorat. Sur la grille, des roses blanches, des bouquets, et parfois un message de soutien ont été déposés.
Une minute de silence en mémoire de Mélanie, la surveillante de 31 ans poignardée, doit être observée à midi dans tous les établissements scolaires du pays, à la demande de la ministre de l’Education nationale Élisabeth Borne.
Les proches de la victime ont annoncé la tenue d’une marche blanche au départ du collège de Nogent, vendredi à 18 heures, tandis que la cagnotte lancée pour aider le conjoint et l’enfant de Mélanie avait récolté jeudi matin plus de 10.000 euros.
« Aucun signe » d’un trouble mental
Pendant sa garde à vue, le collégien de 14 ans a dit vouloir tuer une surveillante, « n’importe laquelle », a rapporté mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois, dressant le portrait d’un adolescent « fasciné par la violence » et « en perte de repères ».
Il aurait confié aux enquêteurs « avoir eu l’intention de tuer », mais ne présente « aucun signe évoquant un possible trouble mental », selon le procureur.





