
Le procès de Boualem Sansal s’ouvre ce mardi 24 juin devant la Cour d’appel d’Alger. Le tribunal n’a pas tardé à donner ses réquisitions. Dix ans de prison ont été requis contre l’écrivain franco-algérien de 80 ans, emprisonné en Algérie depuis le 16 novembre 2024. Une amende d’un million de dinars a aussi été requise contre l’auteur de 2084. Le verdict sera rendu le 1er juillet prochain.
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Le 27 mars dernier, Boualem Sansal avait été condamné à cinq ans de prison et à une amende de 500 000 dinars, soit environ 3 500 euros. Le procureur avait requis dix ans de prison et un million de dinars d’amende à l’issue d’un procès expéditif qui n’avait duré qu’une demi-heure. Mais Boualem Sansal avait fait appel de cette décision.
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La justice algérienne lui reproche certaines déclarations tenues en octobre 2024 auprès du média Frontières. Connu pour ses critiques du régime d’Abdelmadjid Tebboune, Boualem Sansal avait estimé que le territoire du Maroc aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l’Algérie.
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Face au manque d’avancées en vue de sa libération, son comité de soutien a déposé une plainte « auprès de la médiatrice de l’Union européenne pour inaction », annonçait à la mi-juin sur Public Sénat Arnaud Benedetti, le membre du comité.
Boualem Sansal fait l’objet d’un bras de fer diplomatique entre la France et l’Algérie.
Le Quai d’Orsay appelle à « un geste d’humanité » en faveur de l’auteur atteint d’un cancer de la prostate. « Je suis très préoccupé par son état de santé. C’est un homme qui est âgé et qui est fragilisé », confiait le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à France Inter en mai dernier.
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