L’essentiel
- 145 victimes présumées de piqûres se sont manifestées lors de la Fête de la musique, mais aucun symptôme lié à une substance toxique n’a été relevé pour l’instant, selon les autorités.
- La préfecture de la Charente dément les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux qui font allusion à des blessés graves, des décès et des scènes de chaos.
- Les résultats des analyses toxicologiques sont encore attendus mais d’ici là, les autorités ne veulent pas laisser les rumeurs enfler.
Après des publications sur les réseaux sociaux visant à « attaquer et à piquer des femmes lors de la Fête de la musique », 145 victimes de piqûres se sont manifestées auprès des services de police en métropole et en outre-mer la nuit du 21 juin. Et quelques jours après les faits, les rumeurs continuent à se propager sur les réseaux sociaux. Il y aurait eu des décès, des blessés et des scènes de chaos. Si bien que la préfecture de la Charente veut y couper court.
Le soir de la Fête de la musique, 22 jeunes filles se sont par exemple présentées aux urgences du centre hospitalier de Girac, en Charente, se déclarant victimes de piqûres. A l’hôpital Pellegrin de Bordeaux, une dizaine de personnes évoquant des « piqûres » se sont présentées. Mais pour l’instant rien n’étaye la thèse de « piqueurs » administrant des substances toxiques.
« À ce stade, aucune trace clinique de piqûre ni symptôme évocateur de l’administration d’une substance psychoactive n’a été relevée, souligne la préfecture de la Charente, ce lundi dans un communiqué. Les prélèvements sanguins, urinaires et capillaires ont été réalisés pour permettre les analyses toxicologiques nécessaires. » Et devant les messages alarmants relayés sur les réseaux sociaux, elle réaffirme « l’absence de blessés graves et de décès lors de cette soirée. »
« Les personnes qui se sont présentées à Pellegrin venaient parce qu’elles avaient eu la sensation de piqûre », rapporte Thomas Mesnier, médecin urgentiste et chef du pôle urgences de l’hôpital Pellegrin. Elles ne présentaient pas d’autres symptômes significatifs.
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« Après les annonces sur les réseaux sociaux, on peut envisager qu’il y ait eu de mauvais plaisantins qui s’amusent à piquer pour faire peur, continue-t-il. Ce sont les analyses toxicologiques qui vont permettre de trancher. »




