L’essentiel
- Un homme de 32 ans qui exerçait comme entraîneur de badminton à Fougères (Ille-et-Vilaine) a été mis en examen.
- Il est soupçonné de viols notamment à l’occasion de fellations imposées pendant le sommeil de plusieurs garçons.
- Une vidéo attestant les faits a été retrouvée sur son téléphone. Le mis en cause a reconnu les actes et a été placé en détention.
Le club se présente comme « l’un des meilleurs clubs formateurs de Bretagne » et compte un peu plus de 400 joueurs et joueuses de badminton. Depuis plusieurs semaines, le Badminton club du pays de Fougères (Ille-et-Vilaine) est pourtant dans la tourmente. D’après le parquet de Rennes, un entraîneur qui officiait au sein du BCPF a été mis en examen et placé en détention provisoire pour des soupçons de faits pédocriminels perpétrés sur des joueurs dont il avait la charge. Lors de sa garde à vue, l’homme âgé de 32 ans a dû s’expliquer sur les faits reprochés par plusieurs victimes. Des faits qu’il a reconnus.
D’après le procureur Frédéric Teillet, les faits se seraient produits depuis 2022 et jusqu’en mai 2025, date de l’incarcération du mis en cause. Les faits sont abjects : « Des fellations imposées à des garçons pendant leur sommeil, la sollicitation de photos d’eux dénudés, la prise de photos de garçons pendant qu’ils se douchent ou de leur sexe pendant leur sommeil », précise le parquet. D’après le magistrat, l’entraîneur aurait également proposé à des garçons de dormir dénudés avec lui. Une vidéo montrant un acte de fellation a été retrouvée sur le téléphone portable du suspect, ainsi que des photos pédopornographiques.
C’est grâce à une enquête menée par les unités de gendarmerie de la communauté de brigades de Fougères et de la Brigade des recherches de Vitré que le mis en cause a pu être appréhendé. Six victimes ont été identifiées à ce stade.
L’homme a été mis en examen pour viols sur mineur par personne ayant autorité, agressions sexuelles sur mineur de plus de 15 ans par personne ayant autorité, sollicitation d’un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique, voyeurisme sur mineur, acquisition ou détention d’images pédopornographiques, et corruption de mineurs. Il encourt une peine de vingt ans de prison.





