Un homme de 36 ans, résidant à Belfort, comparaissait devant la justice ce mardi à Strasbourg, a appris l’AFP mercredi de source judiciaire. Il lui était reproché d’avoir harcelé, via sa chaîne en ligne, la mère de Lina, adolescente disparue en Alsace en septembre 2023 alors qu’elle marchait le long d’une route du Bas-Rhin pour rejoindre une gare afin de rejoindre son petit ami à Strasbourg. Un harcèlement moral, alors que l’enquête pour retrouver la jeune fille battait son plein.
Ce dernier a été condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour harcèlement moral à quatre mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende. Il devra également verser à la mère de Lina, Fanny Groll, 2.500 euros au titre du préjudice moral et 3.000 euros pour les frais de justice.
Dans des vidéos postées sur sa chaîne YouTube, le trentenaire « prétendait que Fanny Groll entretenait une relation avec le petit ami de sa fille et qu’elle était responsable de l’enlèvement de sa fille », a déclaré à l’AFP l’avocat de Fanny Groll, Matthieu Airoldi.
A l’issue de l’audience, la mère de Lina a confié à son avocat être « très satisfaite de la décision et soulagée que la justice soit rendue ». Elle a précisé que « l’intégralité des fonds sera reversée à l’association Les bonnes étoiles de Lina ». Association qui a été créée au moment des recherches par la mère de Lina et qui à présent, a notamment pour but de lutter contre le cyberharcèlement.
Notre dossier sur la disparition de Lina en Alsace
Pour rappel, six mois après la disparition de sa fille de 15 ans alors qu’elle marchait le long d’une route du Bas-Rhin près de son village et que le corps n’avait toujours pas été retrouvé, sa mère, Fanny Groll, avait dénoncé le cyberharcèlement dont elle était la cible. « Depuis le départ, c’est une horreur, je n’ai même plus de mots tellement c’est un acharnement, tellement tout et n’importe quoi est dit partout », avait témoigné Fanny Groll lors d’une conférence de presse.
Le cyberharcèlement, une torture supplémentaire subie par la maman à la recherche alors de Lina et dont le corps sans vie a finalement été découvert en octobre 2024, dans un cours d’eau à Sermoise-sur-Loire, dans la Nièvre, à près de 500 kilomètres du lieu de sa disparition. Le principal suspect identifié, Samuel Gonin, s’était suicidé début juillet 2024 chez lui à Besançon, avant la découverte du corps de Lina.





