
« Une forme d’acharnement, de harcèlement du groupe public. » : voilà ce dont Delphine Ernotte s’estime victime. Invitée sur le plateau de Quotidien mardi 24 juin, la directrice de France Télévisions a sans surprise été interrogée sur les nombreuses critiques dont le groupe public fait l’objet.
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Si elle explique ne pas « être sourde aux critiques », l’intéressée juge que les reproches faits par certains médias sont « des procédures pour empêcher [France TV] de diffuser ». « Ceux qui se revendiquent soi-disant de la liberté qui nous expliquent ce qu’on doit faire et ne pas faire, dire et ne pas dire. En fait, ce sont les vrais nouveaux censeurs », pointe Delphine Ernotte.
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La cheffe de France Télévisions a ensuite affirmé que « tout le monde » est invité sur les chaînes du service public, « sous la supervision de l’Arcom » : « On publie la liste de nos invités. On s’adresse à tout le monde. »
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Concernant les accusations selon lesquelles France Télévisions véhiculerait une idéologie woke, une critique notamment formulée par Pascal Praud sur CNews, Delphine Ernotte lâche : « C’est l’arroseur arrosé. » Avant de plaisanter : « Je me demande s’il n’est pas un peu woke aussi. » Elle assure au passage que « tous les points de vue ont leur place à condition que le débat puisse se passer dans des conditions sereines et que l’on respecte la loi ». Et de rappeler enfin que « la diversité est le reflet de la société française ».
Si la ministre de la Culture, Rachida Dati, prévoit une réforme de l’audiovisuel public, elle multiplie également les critiques contre France Télévisions, estimant que les opinions de droite ne sont pas représentées au même titre que celles de gauche. « Ceux qui donnent des leçons de pluralisme devraient se les appliquer », assurait-elle encore sur CNews le 17 juin dernier.
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