
Le 16 juin, Marina Ferreruela posait tout sourire aux côtés de Manuel Bompard, lors du lancement de la campagne municipale des Insoumis à Nantes. Cheffe de file fraîchement désignée avec William Aucant, elle incarnait alors le renouveau militant local. Mais moins de dix jours plus tard, la voilà au bord du précipice, apprend-on dans Ouest-France.
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Tout part d’un billet publié sur Le Club de Mediapart, au lendemain du meeting. Intitulé « De militante à victime : quand la culture du viol gangrène la gauche », le long texte accuse un militant nantais de LFI de viol, et dénonce l’attitude d’une « cadre très influente locale » qui, selon l’auteur du texte, aurait pris le parti de l’agresseur présumé. Si le nom n’est pas cité, chez les militants, personne n’a de doute : il s’agit de Marina Ferreruela, ex-collaboratrice du député Andy Kerbrat.
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Le texte circule rapidement dans les boucles internes de LFI. L’émotion est forte : les instances locales n’auraient jamais informé les adhérents de cette affaire, ni même signalé que le militant mis en cause avait été exclu par les instances nationales – tout en restant actif au sein du groupe nantais. « La façon dont ça a été traité est impensable », confie une militante à nos confrères.
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La polémique enfle, et le collectif antiraciste Isonomia ajoute une couche en dénonçant publiquement, sans la nommer, des propos de Marina Ferreruela envers des « personnes racisées » jugés incompatibles avec les valeurs de LFI. « À Paris, ils en ont ras le bol de la situation nantaise, souffle un militant au journal. Ils veulent faire le ménage. » Selon cette source, sa mise à l’écart serait désormais sur la table. « Pour éteindre le feu, il pourrait être décidé qu’elle saute », relate le quotidien.
Une réunion de crise devrait se tenir samedi. Dans une invitation que Ouest-France a pu consulter, le groupe local de LFI dit avoir saisi le Comité de respect des principes et « faire de son mieux pour que la FI locale redevienne un espace convivial et serein ».
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De son côté, Marina Ferreruela contre-attaque. Elle dénonce auprès de nos confrères une « manœuvre politique grossière » et affirme avoir elle-même saisi les instances compétentes : « Accuser quelqu’un de “protéger un agresseur” quand il agit dans le respect des procédures, c’est non seulement malhonnête, mais aussi dangereux. » Quant aux accusations de propos racistes, elle les balaie d’un revers de main : « Elles ne reposent que sur une volonté de disqualification politique. »
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