
Une résistance à la carte ? Manon Aubry s’est encore attiré une pluie de critiques ce jeudi. « Orban interdit la Pride ? Nous nous y rendrons. Israël bloque l’aide humanitaire ? On apporte de l’aide sur un bateau. La Pologne interdit l’avortement ? On apporte des pilules aux Polonaises », s’est félicitée l’eurodéputée insoumise. Samedi, elle participera à la Marche des fiertés de Budapest, malgré son interdiction par le gouvernement hongrois.
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L’événement, prévu samedi 28 juin, a été officiellement proscrit par les autorités. En avril dernier, le Parlement hongrois a consolidé cette interdiction par un amendement constitutionnel adopté à la majorité. Le ministre de la Justice, Bence Tuzson, a même adressé une lettre d’avertissement aux eurodéputés étrangers : « Ni eux ni leurs collaborateurs ne doivent participer au rassemblement », a-t-il insisté, rappelant que les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 500 euros, et jusqu’à un an de prison pour les organisateurs.
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Pas de quoi décourager Manon Aubry. « Face aux règles illégitimes, on résiste ! », a-t-elle lancé sur les réseaux sociaux. Dans les commentaires sous sa publication sur X, de nombreux internautes pointent une « indignation sélective ». « Tout un tas de pays musulmans répriment l’homosexualité, y compris par la peine de mort. Et vous ne vous y rendrez jamais », écrit l’un d’eux. « Il n’y a pas non plus de Pride ou d’avortement en Algérie, en Turquie ou en Iran. Vous devriez aller militer pour vos droits là-bas », suggère un autre. « L’Iran opprime les femmes qui refusent de porter le voile. Vous faites quoi ? », l’interpelle-t-on encore. « Pourquoi ne pas aller en Iran ? », s’interrogent certains, dénonçant une « résistance de pacotille ».
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Ce n’est pas la première fois que l’eurodéputée LFI tente de s’immiscer dans la politique d’autres pays européens, comme elle le rappelle elle-même dans son message. Fin avril dernier, l’élue s’était rendue en Pologne avec la présidente des députés insoumis, Mathilde Panot, afin de distribuer près de 300 pilules abortives à une association pro-avortement de Varsovie. Quelques jours plus tard, elle avait assumé cette visite, assurant qu’il était de son « devoir de femme politique de désobéir contre les lois injustes ».
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