
Un antisémitisme loin d’être résiduel. Le 28 mai dernier, Julie* a été victime d’une violente agression dans un bar d’une ville de Loire-Atlantique, en raison de ses origines. La jeune femme a raconté son calvaire à CNews. « T’as pas honte du génocide à Gaza ? », lui aurait demandé le fils du gérant, alors qu’elle venait de s’attabler pour boire un verre. « Je lui ai dit que non, que je n’avais pas honte d’être franco-israélienne et je lui ai répondu que le seul génocide qu’il y avait eu c’était celui du 7-Octobre », explique-t-elle à nos confrères. Une réponse qui a déclenché la fureur de son interlocuteur, qui l’a suivie dans la rue et l’a insultée.
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« Il m’a dit “sale pute, sale juive” et à plusieurs reprises en me regardant, il a dit “il faut finir le travail d’Hitler” », se souvient-elle. La jeune femme est parvenue à s’abriter chez un commerçant, où elle a pu sortir son téléphone et filmer une partie de l’agression. « Sale pute, je te nique ta mère. D’où tu filmes ? On va te voler ton tel sale pute ! Oh Walid, vole-lui son tel wallah », peut-on entendre sur les images relayées par la chaîne.
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Traumatisée, Julie ne fait plus les courses au même endroit. « Je vais dans les villes voisines pour ne pas le croiser », confie la mère de famille, qui envisage même de partir vivre à l’étranger. « Je ne veux pas sortir avec mes enfants dans la rue parce que je ne veux pas qu’ils soient témoins d’actes ou de violences antisémites », regrette-t-elle. « Avec mon mari, on a décidé que notre projet, ça allait être de quitter la France. Je ne veux plus de violences, je ne veux pas avoir peur et je ne veux pas que mes enfants vivent ce que j’ai vécu », témoigne-t-elle. D’autant que cela pourrait bien arriver… La plainte de Julie n’a rien donné. Son agresseur présumé a nié les faits en garde à vue et est aujourd’hui en liberté, selon les informations de CNews.
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En 2024, 1 570 actes antisémites ont été recensés en France, selon le Crif. Ce chiffre correspond au nombre de plaintes enregistrées par le ministère de l’Intérieur et communiquées au Service de protection de la communauté juive (SPCJ), un organisme créé en 1980 pour protéger les Juifs et surveiller le nombre de violences à leur encontre.
* Le prénom a été modifié pour protéger l’anonymat de la victime.
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