C’est un scénario digne d’un film noir. En février dernier, à Besançon (Doubs), une famille entière a été séquestrée pour voler des métaux et pierres précieuses. Ce vendredi, le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy a annoncé la mise en examen et le placement en détention provisoire de deux individus, soupçonnés d’avoir participé à cette attaque. Quatre autres seront présentés à un juge d’instruction « dans les tout prochains jours », précise la Jirs.
Les faits remontent au 10 février. Ce jour-là, plusieurs malfaiteurs pénètrent au domicile du chef d’entreprise, s’en prennent à son épouse et à ses deux filles, qu’ils entravent « au niveau des poignets » avant de les emmener de force dans un véhicule, selon le parquet. Le père est alors contraint « de se rendre dans les locaux de l’entreprise et de remettre aux malfaiteurs des métaux et pierres précieuses ».
Une fois le butin obtenu, les agresseurs relâchent leurs otages. Compte tenu « de la nature des faits et de la complexité des investigations à mener », le parquet de Besançon s’est dessaisi de l’affaire au profit de la Jirs de Nancy. Le 19 février, une information judiciaire est ouverte pour « enlèvement, séquestration ou détention arbitraire d’otage pour obtenir l’exécution d’un ordre ou d’une condition, commis en bande organisée ».
Après plusieurs mois d’enquête, une vaste opération a été déclenchée le 1er juillet. Mobilisant 140 militaires de la gendarmerie et 50 policiers dans six départements – les Hauts-de-Seine, le Val-d’Oise, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, la Gironde et la Seine-et-Marne –, elle a permis l’interpellation de treize suspects.




