
Encore du gaspillage. Depuis un mois, le vandalisme est « trois fois supérieur » à la normale en région parisienne, avec 640 vélos volés chaque semaine. Un phénomène qui « a toujours existé », selon Sylvain Raifaud, président d’Agemob – l’organisme public en charge des vélos partagés Vélib’ – « mais qui était relativement contenu » jusqu’à présent.
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Habituellement, « seuls 230 vélos » sont dérobés sur la même période, précise l’AFP. Une différence coûteuse pour les collectivités – autrement dit pour « Nicolas », ce contribuable imaginaire popularisé par les réseaux sociaux et incarnant le ras-le-bol fiscal de certains Français – qui déboursent déjà 60 millions d’euros par an pour ce service.
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« On ne sait pas où sont les vélos, ils n’ont pas de puce GPS », reconnaît Sylvain Raifaud. « Des personnes les secouent jusqu’à ce qu’ils se décrochent, et puis ils partent avec », explique-t-il. Les engins, qui se bloquent automatiquement après 24 heures, sont alors abandonnés dans la nature. En 2024, l’Agemob a versé autour d’un million d’euros à l’exploitant Smovengo pour l’indemnisation des vols et du vandalisme, indique l’agence au JDD. Une facture qui risque de gonfler si les vélos continuent de se volatiliser.
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Au-delà des conséquences financières, ces délits dégradent une flotte déjà bien essoufflée. « En ce moment, il nous manque 3 000 vélos » sur un parc qui doit en principe compter 20 000 Vélib’ en circulation (40 % d’électriques et 60 % de mécaniques), chiffre Sylvain Raifaud. Un trou qui entraîne l’usure des vélos restants et qui mécontente les utilisateurs.
« Les vélos qui sont disponibles sont beaucoup plus utilisés, beaucoup plus fatigués », notamment les engins électriques, davantage demandés et dont les batteries « n’ont pas le temps de recharger », poursuit-il. « C’est ce qui fait que vous avez des stations entières […] avec des vélos qui ne sont pas utilisables », observe le président de l’Agemob, évoquant la « frustration extrême » des usagers. Et ce, alors que les prix des abonnements ont augmenté d’environ 30 % depuis 2018 – hormis ceux des tarifs réduits pour les jeunes et les personnes en situation de précarité.
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Avec près de 1 440 stations dans la métropole du Grand Paris et 20 000 vélos, dont 40 % à assistance électrique, Vélib’ est le plus grand réseau de location de vélos en libre-service en stations incluant de l’électrique au monde.
Lancé en 2007, ce service, désormais disponible dans 71 collectivités franciliennes, est de plus en plus sollicité. En mai dernier, Vélib’ a enregistré 16 % de courses de plus que l’année précédente. Frôlant le cap des 500 000 abonnés, le dispositif enregistre d’ordinaire des pics d’activité entre mai et octobre, avec des journées à plus de 200 000 courses.
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