Le JDD. Vous avez prolongé ce partenariat avec l’organisateur du Tour jusqu’en 2028. Est-ce un bon deal ?
Julien Bessière. C’est un partenariat rentable parce que c’est un événement planétaire. En France, après plus de vingt ans de Tour, Skoda est reconnue comme la marque automobile la plus proche du cyclisme. Elle est omniprésente sur la ligne d’arrivée, de départ, en course. Cela a boosté notre notoriété en France. Au-delà de la rentabilité, il y a une relation forte qui s’est créée avec ASO. C’est aussi une histoire d’hommes entre le directeur du Tour, Christian Prudhomme, et mes responsables en République tchèque.
Les retombées médiatiques dans le monde se chiffreraient à plusieurs dizaines de millions d’euros par an ?
Je n’ai pas le chiffre global mais c’est probablement de cet ordre-là. À chaque fois qu’on voit un logo Skoda à la télé, on peut le comparer à une page de pub. Or, on connaît le prix de la publicité.
Votre logo est vert, couleur de votre marque, mais la voiture emblématique du Tour est… rouge !
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Celle-là, on va avoir du mal à en changer la couleur ! La voiture numéro 1 de la direction de course doit être la plus identifiable sur le Tour, ne serait-ce que pour des questions de sécurité routière. N’importe quel chauffeur doit pouvoir la reconnaître sans l’ombre d’une hésitation. Quand la voiture rouge est dans vos rétroviseurs, vous devez vous écarter pour la laisser passer.
La voiture de Christian Prudhomme est-elle celle de monsieur et madame Tout-le-Monde ?
En dehors d’un double toit ouvrant et de moyens de transmission spécifiques, cette Superb, en matière de moteur, de freinage, d’embrayage, est le même modèle qu’une voiture de série.
Selon les étapes, Christian Prudhomme utilise la Superb, une berline avec une motorisation hybride, ou l’Enyaq, un SUV 100 % électrique. Ce dernier est-il adapté à la montagne ?
D’abord, concernant la Superb, on a changé la voiture l’année dernière. Elle est extrêmement bien suspendue et il y a beaucoup d’espace à l’arrière. Concernant l’Enyaq, il n’y a pas de contre-indication à faire les étapes de montagne. Le vrai sujet, c’est celui des bornes de recharge. On parle d’un plan pour 400 000 bornes en France, donc ça ne sera plus un sujet dans quelques années.
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