
Martin pensait avoir décroché le Graal. Le bac en poche, son vœu Parcoursup exaucé, il se voyait déjà intégrer une grande école d’ingénieurs à Angers. C’était sans compter sur l’impossibilité de trouver une location sur place. Depuis un mois, il cherche sans relâche, mais pour l’instant sans succès. « Je suis désespéré, les annonces en ligne sont retirées en quelques minutes. Les agents immobiliers me disent que les demandes explosent, mais qu’il y a très peu d’offres. »
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Les chiffres publiés par Bien’ici confirment la tendance, avec une diminution de 6 % des biens à la location entre avril et juin. En parallèle, la demande progresse de 9,5 %. Le problème paraît insoluble, et surtout, le manque de locations fait grimper les prix : +4 % en trois mois.
Pour David Benbassat, le président de Bien’ici, trouver un studio ou un petit appartement s’annonce donc comme un défi de taille ! Une situation qui empire avec l’interdiction à la location des passoires thermiques, notamment des biens avec un DPE G. Cette règle vient encore amoindrir l’offre de biens à louer et contribue à aggraver le blocage de ce marché déjà très durement touché par la crise.
Plusieurs régions affichent une tension locative jamais atteinte
Plusieurs régions affichent une tension locative jamais atteinte : l’Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie ou encore la région Sud. La fin du dispositif Pinel, qui permettait aux particuliers d’investir dans un logement neuf pour le louer avec l’aide de l’État, aggrave aussi la situation de manque d’offre locative. La reprise du marché transactionnel et de la primo-accession laisse malgré tout entrevoir un espoir d’amélioration, avec des ménages qui quittent une location pour devenir propriétaires. Mais cela s’avère, dans l’immédiat, insuffisant pour combler le manque d’offre.
Plus de 1 070 euros en moyenne pour un studio à Paris, une augmentation de 2 %. En Île-de-France, la capitale est sans surprise la ville la plus coûteuse, suivie de Neuilly-sur-Seine et Vincennes.
Autre exemple : Malakoff affiche des loyers médians en progression de 39 % sur un an. A contrario, Montluçon, Saint-Chamond et Castres sont les villes de plus de 30 000 habitants où les loyers sont les plus abordables.
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Des baisses conséquentes sont à signaler à Menton, Vénissieux ou encore Suresnes. Dans cette dernière ville, les loyers médians affichent jusqu’à – 19 %. Il faudra attendre la fin du troisième trimestre pour faire le bilan de la saison estivale et des impacts sur ce marché locatif extrêmement tendu.
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