
« Par le ciel pour vous servir » : telle est la devise des Forces aériennes de la gendarmerie (FAG), la flotte d’hélicoptères chargée d’assurer la sécurité publique partout en France au bénéfice de la Police et de la Gendarmerie nationales. Renseignement, surveillance, maintien de l’ordre ou opérations musclées dans des zones à risques, ces pilotes et opérateurs d’élite sortent de deux années mouvementées, où les crises se sont succédé : émeutes des banlieues en juin 2023, insurrection en Nouvelle-Calédonie au printemps dernier, crise humanitaire à Mayotte… autant d’épisodes marquants qui ont mis les nerfs de ces gendarmes à rude épreuve.
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« On est très heureux de défiler pour ce 14-Juillet, c’est un accomplissement pour nous ! », souligne le colonel Éric Espinal, commandant en second des FAG. Il est 11 h du matin sur la base aérienne 107, à Vélizy-Villacoublay. Les Alphajets de la patrouille de France viennent de décoller et s’élancent en direction des Champs-Élysées. Trois hélicoptères de la Gendarmerie nationale attendent sur le tarmac, deux EC-135 et un EC-145, des appareils dernier cri capables de voler à 5 000 mètres d’altitude. Au signal, les aéronefs font tourner leurs rotors à toute vitesse et s’envolent vers la capitale.
« Voler en formation est quelque chose de très technique »
Les hélicoptères fendent les nuages et rejoignent un ballet d’autres appareils appartenant à l’armée. « Ça peut paraître simple vu comme ça, mais voler en formation est quelque chose de très technique. Il faut s’assurer de maintenir les bonnes distances entre les appareils afin d’éviter la collision, tout est calculé à la seconde près ! », explique le colonel Bruno Roumain de la Touche, pilote de l’hélicoptère de tête. Ce militaire chevronné a commandé pendant quatre ans la section aérienne de Nouméa. Il a vécu la rébellion armée de mai 2024, lors de laquelle des indépendantistes kanaks ont provoqué un déferlement de violence sur l’archipel du Pacifique. « On a vécu une mission extrêmement intense, où l’on a essuyé de nombreux tirs », raconte le colonel, désormais affecté en France métropolitaine.
Avec 56 hélicoptères en activité, la Force aérienne de la gendarmerie est unique en Europe par son ampleur. Régulièrement sollicités par des unités d’élite comme le RAID, le GIGN ou la BRI, les hommes et les femmes de la FAG incarnent les yeux du ciel des forces de sécurité intérieure. D’ici quelques mois, ils accueilleront un petit nouveau dans leur arsenal : le H-160, un hélicoptère lourd aux capacités démultipliées.
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