
« Un trophée sexuel à exhiber » : c’est ainsi que l’une des plaignantes décrit la manière dont l’a traitée l’ex-secrétaire d’État écologiste, aujourd’hui rattrapé par la justice. Le parquet de Paris a en effet requis un procès en correctionnelle contre Jean-Vincent Placé, 57 ans, soupçonné d’agression sexuelle sur deux femmes, dont une ancienne collaboratrice.
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Selon les réquisitions datées du 11 juillet, le ministère public décrit un même « mode opératoire », « à l’arrière d’une voiture » et « dans un contexte d’alcoolisation ». Jean-Vincent Placé est notamment accusé d’avoir touché les seins de sa collaboratrice lors d’une soirée à Séoul en mai 2016, des faits corroborés par l’un des deux témoins présents. Il est aussi poursuivi pour quatre autres faits d’agressions sexuelles sur cette même personne, dont « une main sur la cuisse » lors d’un dîner en 2014 et « une main sur la fesse » en discothèque en août 2015, en marge d’un rassemblement d’Europe Écologie-Les Verts.
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La collaboratrice, qui travaillait avec lui au Sénat puis au secrétariat d’État, dénonce également un harcèlement sexuel continu de novembre 2015 à juillet 2016. Elle a notamment évoqué une soirée en Italie, le 14 juillet 2016, où M. Placé lui aurait ordonné de « revenir participer » et de danser un slow, « se plaquant contre elle ». Pour le parquet, ces propos et comportements répétés ont créé une situation « dégradante et intimidante ». Sa position hiérarchique constituant une circonstance aggravante, même si l’ancien élu assurait, en janvier 2023, qu’il existait une relation « relativement égalitaire » entre eux.
Accusé de lui avoir touché les seins et les cuisses
La seconde plaignante, sans lien professionnel avec Jean-Vincent Placé, l’accuse de lui avoir touché les seins et les cuisses, et d’avoir tenté de mettre sa main entre ses jambes lors d’une soirée en Corée du Sud en mars 2017. Des faits qu’elle a rapportés à plusieurs proches.
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Jean-Vincent Placé, actuellement sous contrôle judiciaire, a contesté les accusations, se disant « abasourdi et triste » face aux déclarations de sa collaboratrice et affirmant « ne plus se souvenir » des faits reprochés par la seconde femme, « notamment en raison de sa consommation d’alcool ». Lors de sa première mise en examen en mars 2022, il se présentait comme « volubile et un tout petit peu tactile, mais sans l’être beaucoup ». Depuis, il dit avoir réduit sa consommation d’alcool et préféré « rester chez lui quand il buvait ».
Un examen psychologique mené en mai 2022 note qu’il « reconnaît certains de ses actes » mais nie toute agression sexuelle ou harcèlement. Contactée par l’AFP, son avocate Me Jade Dousselin n’a pas souhaité réagir.
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