
Dmitri Medvedev poursuit son escalade verbale. Ce jeudi 17 juillet, l’ancien président russe, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, a de nouveau haussé le ton contre les pays occidentaux, qu’il accuse de livrer une « guerre à grande échelle » contre Moscou. « Nous devons agir en conséquence. Répondre pleinement. Et si nécessaire, lancer des frappes préventives », a-t-il déclaré, rapporte l’agence d’État TASS citée par leFigaro.
Publicité
Alors que les responsables occidentaux redoutent un possible passage à l’acte militaire de Moscou contre l’Europe – « la Russie a désigné la France comme son premier adversaire en Europe », a alerté la semaine dernière le général Burkhard – il a dénoncé des propos « ineptes ». « Permettez-moi de vous rappeler que notre président a déclaré sans équivoque que la Russie n’avait pas l’intention de combattre l’Otan ou d’attaquer l’Europe », a-t-il affirmé.
La suite après cette publicité
Ce n’est pas la première fois que Dmitri Medvedev cible directement les dirigeants occidentaux. Le 5 mars dernier, à la suite d’une allocution solennelle d’Emmanuel Macron, il s’était moqué du chef de l’État français.
La suite après cette publicité
Alors que ce dernier affirmait à la télévision que « la Russie est devenue une menace pour la France et l’Europe » et s’interrogeait gravement (« Qui peut croire que la Russie s’arrêtera à l’Ukraine ? »), Medvedev avait répliqué sur les réseaux sociaux : « La Russie est devenue, à l’instant où je vous parle et pour les années à venir, une menace pour la France et l’Europe, affirme Macron. Micron, en revanche, ne constitue pas une grande menace. » Et de conclure : « Il disparaîtra définitivement au plus tard le 14 mai 2027. Et il ne manquera à personne. »
Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, en février 2022, Dmitri Medvedev s’est imposé comme l’un des porte-voix les plus radicaux du Kremlin. Il évoque régulièrement la possibilité d’un conflit nucléaire à venir, notamment si l’armée ukrainienne venait à reprendre du terrain. Le 30 juillet 2023, sur le réseau X, il écrivait : « Si l’offensive de l’ennemi, réussie dans une partie de notre territoire, devient une réalité, nous serons obligés […] d’utiliser l’arme nucléaire », invoquant une « apocalypse nucléaire ».
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
En mai dernier, dans une autre saillie polémique, il avait mis en garde le président américain sur les risques d’un embrasement mondial. « Je ne connais qu’une seule chose VRAIMENT GRAVE : la Troisième Guerre mondiale. J’espère que Trump comprendra cela ! », écrivait-il alors sur X, dans un message aux accents menaçants.
Bien qu’il n’occupe plus le devant de la scène politique comme au temps de sa présidence (2008-2012), il reste une voix influente au sein du pouvoir russe – et un thermomètre des humeurs du régime de Vladimir Poutine.
Source : Lire Plus






