EXCLUSIF. Club Med : le cri d’alerte des syndicats après le départ d’Henri Giscard d’Estaing
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18/07/2025 à 14:00

Le « cœur serré », Henri Giscard d’Estaing a annoncé cette semaine être « contraint » de quitter ses fonctions de président du Club Med. Selon nos informations, le syndicat (majoritaire) FO a aussitôt souhaité tirer la sonnette d’alarme. Dans un communiqué interne que le JDD s’est procuré, il tient en effet à exprimer sa « vive inquiétude face aux décisions soudaines prises récemment par l’actionnaire du groupe, Fosun ».
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Tout en saluant le fils de l’ancien chef d’État « pour ses 28 années d’engagement », FO dit désormais s’interroger « sur les motivations réelles de l’actionnaire et les risques que ces choix font peser sur la stabilité de l’entreprise et la confiance des équipes ». La crainte ? « Que les salariés ne fassent les frais de jeux de pouvoir et d’intérêts purement financiers, sans concertation ni transparence. »
Toujours selon nos sources, le départ d’Henri Giscard d’Estaing constituait en ce sens une sorte d’« ultime SOS » lancé pour éveiller les consciences – comme les pouvoirs publics. En filigrane, FO, au même titre que bon nombre de salariés, redoute que Fosun ne dénature ce fleuron du voyage à la française… Au point que les décisions stratégiques finissent par ne plus être prises à Paris, mais à Shanghai.
Sous pavillon chinois depuis 2015
Dans son communiqué, Henri Giscard d’Estaing soulignait d’ailleurs regretter que le siège social français ne soit plus « qu’un lieu d’exécution des directives du Conseil d’Administration » basé… en Chine. Pour rappel, le dirigeant de 68 ans était arrivé en 2002 au « chevet » d’un Club moribond, et a ensuite largement contribué à la montée en gamme réussie du Club ces dernières années.
En fin de communiqué, FO appelle « solennellement » l’actionnaire à « clarifier sans délai sa stratégie et ses intentions ». Et ce, d’autant plus que ce bouleversement intervient alors que le groupe « enregistre des résultats records ». Pour rappel, le célèbre club de vacances était passé sous pavillon chinois dès 2015. Alors jusqu’à quand et, surtout, jusqu’où ?

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