L’essentiel
- Un masque précolombien argentin datant du Ier siècle avant J.-C. a été volé pendant la journée dans l’exposition de la collection du milliardaire Jean-Claude Gandur à l’hôtel de ville de Caen.
- Les policiers ont rapidement identifié le suspect en interrogeant des témoins sur place et grâce aux images de vidéosurveillance.
- Interpellé le soir même, le voleur était un homme de 65 ans qui n’avait pas l’allure d’un professionnel selon la police. Le masque a été retrouvé et restitué.
Depuis le 26 juin et jusqu’au 28 septembre, l’hôtel de ville de Caen, dans le Calvados, offre une place de choix à une partie de la collection du milliardaire Jean-Claude Gandur. Des œuvres exceptionnelles qui ont fait vriller un visiteur, au point qu’il est reparti avec un masque précolombien d’une grande valeur.
« Les œuvres d’art attirent parfois les convoitises », a reconnu la police nationale du Calvados, évoquant un fait divers peu banal, survenu jeudi dernier. Parmi les objets appartenant à la collection privée du milliardaire et exposés à la mairie, se trouvait un « masque anthropomorphe » de style précolombien, façonné en Argentine entre le Ier siècle avant et le IIIe siècle après J.-C. L’objet, « précieux » selon la police, n’est pas très grand. A peine 17 cm sur 21, sans compter son support.
Une belle pièce, peu encombrante, qui s’est envolée en plein jour, alors que l’exposition était ouverte. La disparition du masque a été signalée rapidement et les policiers ont réagi non moins rapidement. « Conjuguant enquête de terrain, analyse des images de vidéosurveillance et recours aux outils technologiques », les enquêteurs ont pu identifier un suspect quelques heures à peine après son larcin.
Le soir même, les policiers se sont présentés à son domicile et l’ont interpellé. Selon les informations de Ouest-France, il s’agissait d’un homme âgé de 65 ans qui n’avait « pas l’allure d’un professionnel », précise la police du Calvados.
Chez lui, les agents ont retrouvé le fameux masque, en bon état, qui a pu être restitué. L’homme, lui, a été libéré en attendant son jugement. Si l’on ignore ses motivations, la police ne pense pas qu’il ait eu la volonté de revendre l’œuvre.





