
À deux ans de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, le gouvernement se fracture davantage. Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, ce mercredi 23 juillet, Bruno Retailleau a fait des confidences qui secouent des membres de l’exécutif.
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Le ministre de l’Intérieur a prévenu que « le macronisme s’achèvera avec Emmanuel Macron » puisqu’il « n’est ni un mouvement politique, ni une idéologie » mais « repose essentiellement sur un homme ». « Je ne crois pas au ‘en même temps’ », ajoute-t-il en jugeant que ce terme « alimente l’impuissance ».
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Ces récentes critiques de Bruno Retailleau n’ont pas manqué de faire réagir des membres du gouvernement. À commencer par la ministre de l’Éducation, Élisabeth Borne. « Le macronisme est une idéologie ET un parti politique. Tenter de diviser le socle commun, c’est affaiblir les remparts contre les extrêmes ! Agir ensemble exige du respect mutuel », a écrit l’ancienne Première ministre sur X.
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D’autres soutiens d’Emmanuel Macron ont également réagi. C’est le cas de la députée, ex-ministre de l’Éducation, Anne Genetet, qui a jugé que Bruno Retailleau était « dans le double jeu permanent » : « On ne peut pas être ministre un jour sur deux. Les Français attendent un ministre de l’Intérieur qui agisse, avec des résultats. Au lieu d’insulter des millions d’électeurs, qu’il se concentre sur aujourd’hui plutôt que 2027. »
Pour Clément Beaune, haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, « quand on est nommé par le président de la République, on ne l’attaque pas », a-t-il déclaré dans les 4 Vérités de Télématin ce mercredi 23 juillet. « Le président de la République est une personne et une institution. Il a été élu deux fois. Expliquer que c’est un courant politique éphémère qui ne vaut rien est quand même un manque de discernement et de respect grave », a-t-il aussi lancé en lâchant enfin que « le débat public part en cacahuète ».
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