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Laurent Firode, un cinéaste affranchi en guerre contre le politiquement correct



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25 Juil 2025
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Laurent Firode, un cinéaste affranchi en guerre contre le politiquement correct
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Les réalisations de Laurent Firode connaissent un succès atypique, hors circuit. Sa trilogie mordante née des années Covid, Le Monde d’après, qui débute comme un film à sketchs et s’achève par un troisième volet d’une noirceur confinant à l’horreur, a trouvé un écho en ligne plus que dans les rares salles obscures où elle était projetée. Et ses mini-sketchs artisanaux, calibrés pour les réseaux sociaux, qui dézinguent joyeusement les lubies de l’époque, wokisme en tête, cumulent des millions de vues.

Le réalisateur a entamé une « troisième vie » qui est un retour aux sources. S’il fut régisseur, producteur, metteur en scène ou photographe, et même un temps relecteur au Centre national du cinéma (CNC), sa première vie fut celle des courts métrages. Laurent Firode a commencé à seulement 12 ans, à Paris, où il a grandi. « J’ai toujours voulu faire des films, confie-t-il. J’ai été élevé par ma mère, qui était très pauvre, et c’est mon grand frère qui m’a offert ma première caméra, une Super 8, avec laquelle je faisais des films d’animation, image par image, pour économiser la pellicule. »

Rapidement, ses premiers vrais « courts » décrochent des récompenses, et les commandes arrivent, notamment de Canal+ qui vient alors de naître. Les longs métrages marquent sa « deuxième vie », au tournant du siècle, notamment avec Le Battement d’ailes du papillon, avec Audrey Tautou – qui deviendra Amélie Poulain l’année suivante. Jusqu’à cette rupture avec le monde du cinéma, qui remonte à quelques années, tout en relativisant le mot : « Je n’ai jamais eu assez d’atomes crochus avec le système pour pouvoir dire que je suis fâché… » Est-il contestataire ? En marge ? Dissident ? « Clodo ? » s’esclaffe l’escogriffe, qui préfère se définir comme « désengagé » : « J’ai toujours été, non pas un rebelle, c’est un bien grand mot, mais un électron libre, c’est sûr. Je n’ai jamais aimé qu’on me donne des ordres, jamais cherché à faire copain-copain. Je disais oui ou non à ce qu’on me proposait… Le job d’un cinéaste, c’est de faire des films. » 

« Mais je voulais pouvoir faire le film que j’aimais ! »

Il a tout de même réalisé des commandes alimentaires, des « bouses épouvantables » dont il rit aujourd’hui, mais il a fini par larguer les amarres, prenant acte de la difficulté à défendre ses projets : « Personne ne comprenait que je continue à faire des courts métrages, alors que je faisais déjà des longs… Mais je voulais pouvoir faire le film que j’aimais ! »

La liberté côté court

Laurent Firode porte un regard sévère sur un cinéma français « gangrené par l’idéologie » : « Les gens ne regardent pas, mais le système continue de tourner, grâce aux subventions ! » Il n’en a jamais demandé : « Les films produits sont subventionnés par le pouvoir, donc ils servent le pouvoir. Au CNC, j’ai vu comment ça marchait : on ne dit rien, c’est la prime au tiède, au consensuel… C’est dramatique ! » La télévision n’est pas épargnée : « De moins en moins de gens la regardent, mais c’est encore là qu’il y a de l’argent. Ce système bourré de privilèges du cinéma et de la télé va s’accrocher au rocher… Ce sera la dernière caste à tomber. J’espère voir ça de mon vivant ! »

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En attendant, prix de sa liberté, il se contente des Films à l’arrache, nom de sa petite boutique pour laquelle il écrit environ cinq sketchs par semaine, tournés chez lui, avec sa « petite famille de comédiens, qui ne demande qu’à s’ouvrir d’ailleurs, de nouvelles têtes apparaissent à chaque film ». Tant pis pour la reconnaissance du milieu : « Dans les grands festivals, les choix sont grotesques… Le chauffeur qui te ramenait à l’hôtel avait plus de jugeote que le jury ! » Il lui préfère le souvenir ému d’une rencontre dans le métro avec un professeur de cinéma qui enseignait à ses élèves « le court métrage parfait », qu’il connaissait par cœur et que Firode avait tourné il y a trente-cinq ans… Aujourd’hui, il est salué dans la rue. « Je suis devenu un acteur du combat pour la liberté d’expression ! » s’amuse l’intéressé, qui ne peut s’empêcher de revenir à sa veine sarcastique : « J’ai un public de vieux cons comme moi ! »

« L’état est toujours le problème »

Tenté par le théâtre, il vient de terminer un film sur les ateliers d’écriture : « Comment la fiction parle du réel… Ça paraît intello, mais le film ne l’est pas. » Il se nourrit d’histoires, qu’il creuse dans ses lectures, et bien sûr de l’actualité, riche pourvoyeuse d’absurdités. Il n’a jamais voté, mais ne cache pas sa sympathie pour Donald Trump ou pour le président argentin : « Je suis un anarchiste libertarien. Pour moi, l’État est toujours le problème, jamais la solution. La tronçonneuse de Milei, ça me plaît ! Il faut couper tous les budgets de la culture. Si tu n’es pas rentable, tu dégages. » 

« À l’époque, c’était compliqué si on n’était pas parisien »

Son prochain film corrosif sera consacré à la présidence d’Emmanuel Macron. Il a lancé, pour la première fois, une collecte pour financer le tournage cet été : un tour de France, qui ravive le souvenir des routes sillonnées pendant des années, à la tête d’« une sorte de mini-école de ciné itinérante, qui permettait à des petits gars de réaliser un premier film » : « À l’époque, c’était compliqué si on n’était pas parisien. » Il raconte avec un brin de nostalgie ces années où, au volant de son combi, il donnait à toutes les folies leur chance, avec une liberté totale : « Je me souviens d’un film d’époque tourné place de la Concorde, entièrement en contreplongée, pour qu’on ne voie pas les voitures et les feux rouges ! »

On le taquine sur sa malice incorrigible : « Même si je peux envoyer du lourd, j’essaie de le faire en termes courtois et de rester digne, je l’espère. L’humour, c’est quand même l’arme la plus efficace. Je sais que je suis complètement grillé, alors autant y aller à fond et dégager une bonne odeur de barbecue ! » lance-t-il dans un grand éclat de rire.

Irrécupérable ? « Il faut redonner de l’espoir, dit-il, mais déjà, il faut vraiment toucher le fond, et même creuser un peu. Après, on verra… » Il ne revendique rien d’autre que « la liberté de ton, de création et d’expression », à laquelle il est si farouchement attaché, quitte à fuir les attaches : « Au risque de choquer, je ne pense pas que la fidélité soit forcément une qualité, elle implique parfois des choses pas très belles. L’honnêteté, oui, bien sûr ! Ce que j’aime, c’est écrire des scénarios et les tourner. Je crois que c’est ma seule joie, en fait. »

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