
« Évitez les grosses gares », « ne montrez jamais votre passeport à la police », « en cas de rafle, demandez à voir la réquisition du procureur »… Voici les conseils donnés par le collectif Lyon anti-CRA (centre de rétention administrative), un groupuscule antifasciste qui distribuent des flyers pour guider les personnes en situation irrégulière sur le territoire français et, surtout, leur apprendre comment éviter la police.
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La distribution de ce tract fait bondir certains internautes. À l’image du sort connu par la Jeune Garde antifasciste (dissoute sur demande du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau), beaucoup demandent l’interdiction de ce groupuscule d’ultragauche, jugeant la situation « inacceptable » et l’accusant notamment d’être « anti-France ».
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Sur ce tract, également diffusé sur le blog du collectif d’ultragauche, la première partie indique comment « se protéger d’une arrestation quand on est sans-papiers ». Les clandestins sont notamment appelés à éviter les transports en commun et les zones frontières. « Si vous prenez les transports en commun, essayez d’avoir toujours un titre de transport », est-il écrit. Le collectif conseille aussi d’éviter « les grosses gares », les « grands péages » et les « gros arrêts », où la présence policière est souvent renforcée.
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Lyon anti-CRA tente même de faire peur en comparant les contrôles policiers à des « rafles », « des contrôles d’identité massifs, au faciès, pour arrêter des personnes sans-papiers ». Au moment du contrôle, le groupuscule conseille aussi le langage et les gestes à adopter, comme « ne jamais montrer son passeport », ni sa carte d’Aide médicale d’État (AME), mais plutôt un simple badge d’entreprise ou une carte étudiante.
Si un clandestin est « convoqué » à la préfecture, et que le document mentionne « en vue de votre éloignement ou de votre réadmission’», le collectif propose de… refuser d’obtempérer : « N’y allez pas, vous risquez l’expulsion immédiate ou le CRA. De même, si une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou une procédure Dublin est en cours, mieux vaut ne pas aller à la Préfecture. »
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Le collectif rappelle enfin les droits des clandestins en cas d’interpellation et de placement en garde à vue ou en centre de rétention administrative. « Dans tous les cas, il est toujours intéressant et important de faire des recours contre toutes les décisions à votre encontre », indique encore le flyer.
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