
« Un festival incarne tout ce qu’on tente de faire taire », assure Matthieu Pigasse sur son compte X. En association avec l’exploitant américain de salles de concert AEG Present, l’homme d’affaires a annoncé avoir acheté We Love Green, un événement musical attire chaque année, en juin et sur trois jours, 100 000 spectateurs au bois de Vincennes. Le banquier d’affaires, qui détient déjà le festival Rock en Seine et possède notamment les Inrocks et Radio Nova à travers son groupe de presse Combat, ne semble toutefois pas avoir acheté We Love Green à des fins économiques.
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Dans une publication sur X, Matthieu Pigasse a expliqué : « À l’heure où la droite radicale rêve d’ordre et de censure, un festival est une zone libre, un espace ouvert, qui nous relie. Il a le métissage comme horizon et la culture comme contre-pouvoir. Là où les réacs rêvent de silence et d’obéissance, nous ferons résonner la fête et la contestation. »
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Si le milliardaire de gauche se montre particulièrement préoccupé par « la droite radicale », il semblait moins inquiet par la présence du rappeur Freeze Corleone aux Eurockéennes à Belfort. Cet autre festival de musique, dont il est le président de l’association organisatrice Territoire de Musique, a fait polémique au début du mois de juillet.
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Face au tollé suscité par la venue du rappeur,qui véhicule des paroles antisémites et des références au terrorisme dans ses chansons , la préfecture avait finalement interdit la prestation de l’artiste. Ce qu’avait dénoncé Matthieu Pigasse : « Cette décision porte une grave atteinte à plusieurs libertés fondamentales de notre pays : la liberté d’expression, de création et de programmation. Interdire un concert, c’est interdire à chacun de penser, de débattre et de ressentir. »
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