
« Tout le monde va gagner beaucoup d’argent, cela va développer notre sentiment d’amitié ». La déclaration de Donald Trump, ce dimanche 27 juillet, à l’issue de sa rencontre avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en Écosse, ne fait pas du tout l’unanimité en France. L’accord conclu entre Washington et Bruxelles prévoit notamment des droits de douane de 15 % sur les exportations européennes en direction des États-Unis, contre 10 % auparavant.
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Pour Marine Le Pen, cet accord commercial est tout simplement « un fiasco politique, économique et moral ». D’abord politique « car l’Union européenne a obtenu de moins bonnes conditions que le Royaume-Uni (10 % NDLR) », ensuite économique « car la Commission a accepté des clauses asymétriques que jamais la France elle-même, gouvernée par un exécutif patriote, n’aurait acceptées », et enfin moral « car une fois de plus, les agriculteurs français ont été sacrifiés sur l’autel des industries d’outre-Rhin », a asséné la cheffe des députés RN sur X.
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Même colère du côté de La France insoumise. Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a dénoncé un accord de la « honte ». Jean-Luc Mélenchon a lui estimé, sur X, que « tout a été cédé à Trump avec le droit de changer les règles du jeu établies en 75 ans de relations bilatérales ». Avant de tancer : « Droits de douane, obligation d’achat, taxe de 5 % sur le PIB : le libéralisme, la concurrence libre et non faussée et autres règles du Traité de Lisbonne sont une mauvaise blague ».
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L’accord signé par Ursula von der Leyen laisse également un goût amer au Parti socialiste. Le secrétaire général et eurodéputé, Pierre Jouvet, a dénoncé une « vassalisation » par les États-Unis. « Se satisfaire d’avoir écopé de “seulement” 15 % de droits de douane ? Mais ce sont nos emplois, nos productions et l’environnement qu’Ursula von der Leyen a sacrifiés en promettant 600 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis et l’achat de gaz naturel liquéfié », a-t-il écrit sur X. Le député socialiste Philippe Brun a lui affirmé « qu’aucun Européen ne peut se satisfaire de ce “Munich commercial” ».
Au sein du gouvernement, enfin, on estime que la présidente de la Commission européenne aurait pu mieux faire. « L’accord commercial négocié par la Commission européenne avec les États-Unis apportera une stabilité temporaire aux acteurs économiques menacés par l’escalade douanière américaine, mais il est déséquilibré », a regretté le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, dans un message posté sur X.
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