
La justice est-elle vraiment neutre en France ? Cette question agite l’opinion depuis la condamnation de Marine Le Pen, lundi, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, ainsi que quatre ans de prison, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique. Invité de l’émission L’Évènement sur France 2, ce jeudi 3 avril, le ministre de l’Intérieur n’y a pas échappé. Réaffirmant son devoir de réserve vis-à-vis de la peine infligée à la députée du RN, Bruno Retailleau a toutefois jugé « objectif » qu’il y ait des « juges rouges » en France, visant particulièrement le Syndicat de la magistrature (SM) – classé à gauche.
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« La très grande majorité des magistrats en France observe une neutralité mais il y a parfois des organisations syndicales… Notamment une, qui s’est fait connaître avec le Mur des cons […] C’était le Syndicat de la magistrature, qui a participé à la Fête de l’Humanité », a-t-il expliqué sur l’antenne de France 2. « Quand des hommes politiques mais aussi des pères de victimes se retrouvent épinglés sur un mur de ce Syndicat de la magistrature ? Non, ça n’est pas acceptable », a encore fustigé le candidat à la présidence de LR.
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C’était en avril 2013 et la polémique enclenchée avait été vive. Les images, filmées au téléphone portable par un journaliste de France 3, avaient été diffusées deux semaines plus tard sur le site d’Atlantico : on y voyait, dans les locaux parisiens de ce syndicat – classé à gauche –, un trombinoscope de personnalités politiques, la plupart de droite ou d’extrême droite, de magistrats, de journalistes et d’intellectuels.
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À côté, une petite inscription : « Avant d’ajouter un con, vérifiez qu’il n’y est pas déjà. » L’ancienne présidente du SM a été condamnée pour « injure publique » dans le cadre de cette affaire, révélatrice, pour beaucoup, de la partialité de la justice.
Pour ce qui est de la condamnation de Marine Le Pen, « il faut la respecter », intime le locataire de Beauvau, rappelant que la cour d’appel de Paris envisage un nouveau procès à l’été 2026 : « Une seconde chance, comme pour tout justiciable. » Ce réexamen du dossier pourrait « éclaircir certaines choses » et, il l’espère, « apaiser les tensions », alors que les juges à l’origine de la décision ont fait l’objet de menaces.
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