De Len Wiseman, avec Ana de Armas, Keanu Reeves. 2h04.
Eve Macarro, orpheline, est recueillie par l’organisation criminelle Ruska Roma, qui la transforme en tueuse à gages impitoyable. Entraînée au tir, aux arts martiaux et à la danse classique, la jeune femme désire venger la mort de son père, mais se heurte au refus de sa hiérarchie… Voici le spin-off de la saga John Wick, dont l’action se déroule entre les épisodes 3 et 4. Un univers tentaculaire qui se déploie avec l’arrivée d’Ana de Armas, prête à en découdre, qui a suivi un entraînement pour exécuter ses combats et ses cascades. On retrouve tous les codes de la franchise avec, en bonus, la participation de Keanu Reeves, dans ce film jouissif et généreux qui déborde d’idées (la séquence du lance-flammes est déjà culte). De quoi compenser un rythme en dents de scie et la frustration que John Wick ne soit ici qu’un rôle secondaire… S. B.
Le Répondeur ★★
De Fabienne Godet, avec Salif Cissé, Denis Podalydès. 1h42.
Un jeune imitateur qui peine à joindre les deux bouts est contacté par un écrivain célèbre. Sans cesse déranger par les appels de ses proches, celui-ci lui propose de se faire passer pour lui sur son portable le temps de l’écriture de son nouveau roman. Jolie surprise que cette comédie inaboutie mais attachante récompensée du Prix du public à L’Alpe d’Huez. Il y a bien quelques longueurs, mais l’argument du double téléphonique dans une société hyperconnectée où il est difficile de décrocher est original. Et la distribution épatante : coaché par Michaël Gregorio, Salif Cissé, découvert dans A l’abordage de Guillaume Brac, se révèle bluffant dans ses imitations tout en dégageant une douceur enveloppante ; la jeune Clara Bretheau (Les Amandiers), elle, possède un charme un fou. Le répondeur leur doit beaucoup. Bap. T.
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Cloud ★★
De Kiyoshi Kurosawa, avec Masaki Suda, Kotone Furukawa. 2h03.
Ryosuke, revendeur en ligne, décide de quitter Tokyo pour s’installer dans une maison isolée avec un entrepôt pour stocker toutes ses marchandises destinées à son e-commerce. Il ignore qu’il est sur le point d’écouler des contrefaçons, provoquant la colère de clients qui cherchent son identité et son adresse pour mener une expédition punitive… Kiyoshi Kurosawa relaie sa peur d’internet dans ce thriller contemporain qui parle de précarité, de spéculation et de châtiment. La mise en scène très minimaliste est au service d’un scénario imprévisible, attisant l’angoisse et la paranoïa avec des plans furtifs glaçants. S. B.
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Freud, la dernière confession ★
De Matt Brown, avec Anthony Hopkins, Matthew Goode. 1h50.
Le 3 septembre 1939 à Londres, Sigmund Freud apprend que l’Angleterre entre en guerre contre l’Allemagne nazie. Âgé de 83 ans et atteint d’un cancer, il soulage sa douleur avec de la morphine, assisté au quotidien par sa fille, Anna. Il reçoit C.S. Lewis, professeur à l’université d’Oxford… Ce drame raconte la rencontre fictive entre le père de la psychanalyse athée et le romancier chrétien (Le Monde de Narnia), et arbitre leurs joutes verbales dans un débat théologique houleux, traversé de parenthèses oniriques égrenant leurs souvenirs. Deux visions du monde s’opposent, évoquant la science, la foi, l’humanité, la sexualité, la peur de la mort. La mise en scène classique ne parvient pas à transcender un récit bavard et statique, qui n’évite pas les longueurs. Reste Anthony Hopkins, toujours impressionnant d’aisance et de justesse. S. B.
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