
Après plus d’une semaine de pause, les chauffeurs de taxi ont repris leur mobilisation mercredi 11 juin. Ils ont bloqué les accès aux aéroports parisiens, ainsi qu’au ministère de l’Économie, pour protester contre la réforme du transport des malades et une concurrence jugée déloyale.
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En cause : une nouvelle convention de l’Assurance maladie, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre. En parallèle, les chauffeurs s’en sont pris aux VTC, accusés d’entretenir une concurrence injuste, même si ces derniers alertent également sur la précarisation de leur profession.
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Qu’est-ce qu’un taxi et un VTC ?
La profession de taxi existe depuis plusieurs siècles. Si le métier a évolué, il reste encadré par une réglementation stricte. Est défini comme taxi « tout véhicule automobile de neuf places assises au plus, muni d’équipements spéciaux (le lumignon sur le toit, par exemple) et dont l’exploitant est titulaire d’une autorisation de stationnement sur la voie publique en attente de clientèle afin d’effectuer à titre onéreux le transport de personnes et de bagages ».
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À l’inverse, les VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur) ne sont pas soumis aux mêmes obligations. Il est en effet plus simple de devenir VTC. Bien qu’ils proposent les mêmes services qu’un taxi, ces chauffeurs n’ont pas besoin de licence ni d’autorisation de stationnement. La loi les qualifie d’« exploitants qui mettent à disposition de leur clientèle une voiture de transport avec chauffeur ».
Concrètement, quelle différence ?
La réglementation pour devenir chauffeur de taxi n’est pas la même que celle qui encadre l’exercice du métier de chauffeur VTC. Le chauffeur VTC peut se contenter d’une carte professionnelle (à condition de posséder le permis B depuis plus de trois ans, d’avoir un casier judiciaire vierge et un certificat médical d’aptitude à la conduite).
Le chauffeur de taxi, lui, doit aussi être titulaire du brevet de secourisme (obtenu via une formation PSC1) et d’une licence de taxi, souvent coûteuse et difficile à obtenir. Il faut soit la racheter à un autre chauffeur, soit la demander à la mairie de sa commune, qui les attribue selon des quotas bien précis.
Les tarifs sont-ils les mêmes ?
Les taxis appliquent des prix réglementés, fixés en fonction de la prise en charge, du kilométrage et du temps passé. Le tarif final est indiqué par le taximètre (compteur), ce qui empêche toute estimation précise avant la course, sauf forfaits (comme pour les trajets vers les aéroports parisiens). Les VTC, eux, fixent librement leurs tarifs et les communiquent au client dès la réservation.
Est-il pour autant plus avantageux d’être VTC ?
Les chauffeurs de taxi bénéficient de droits spécifiques dans l’exercice de leur activité. Ce sont les seuls à pouvoir stationner librement sur la voie publique, à circuler à la recherche de clients et à les prendre « à la volée », sans réservation préalable.
Leur autorisation de stationnement leur donne accès à des emplacements stratégiques comme les sorties de gares, d’aéroports ou les quartiers d’affaires. Les taxis peuvent aussi circuler sur certaines voies réservées, comme les couloirs de bus ou, dans certains cas, des portions d’autoroute.
Les chauffeurs VTC, eux, ne peuvent prendre en charge des passagers qu’à condition d’avoir été réservés à l’avance. Entre deux courses, ils sont tenus de retourner à leur base – l’adresse de domiciliation de leur entreprise – ou de stationner en dehors de la chaussée. Cela limite leurs marges de manœuvre, notamment dans les zones très fréquentées.
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