
Bruno Retailleau monte au créneau après des attaques contre Gabriel Attal. L’ancien Premier ministre a récemment été visé par des menaces de la part de l’imam Noureddine Aoussat. Selon les informations d’Europe 1, le ministre de l’Intérieur a saisi la justice au titre de l’article 40, après avoir visionné la vidéo du prédicateur.
Publicité
Dans cette séquence visionnée plus de 10 000 fois, le religieux s’adresse directement à Gabriel Attal : « Vous nous poussez à une fatwa, un avis religieux qui n’a jamais été pris par aucun imam depuis ces 25 dernières années, depuis la loi du 15 mars 2004. Je serai là, s’il n’y a pas grand monde avec moi, pour la dicter, l’édicter. »
La suite après cette publicité
Noureddine Aoussat, qui officie à la grande mosquée de Massy – et dont le domicile a été perquisitionné en février dernier pour des soupçons d’incitation à des actes terroristes –, accuse le président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale de « surenchère islamophobe ».
La suite après cette publicité
Il reproche particulièrement à Gabriel Attal sa proposition d’interdire le voile dans l’espace public pour les mineures de moins de 15 ans. Pour lui, l’ex-ministre de l’Éducation « n’a pas le droit d’interdire » le port du foulard islamique, qu’il considère comme « une prescription obligatoire ».
L’imam, fervent soutien de la Palestine, compte ainsi s’attaquer à « ces guignols qui n’ont pas voix au chapitre dans la religion musulmane ». « L’État n’a pas à dicter de règles ou de lois qui concernent la foi ou la religion, tout comme la religion n’a pas à dicter de règles ou de lois à l’État », assure-t-il encore.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Noureddine Aoussat a enfin prévenu : « Vous ne passerez pas par la voie électorale. Nous vous battrons, nous les musulmans français et nos amis, nos concitoyens et concitoyennes qui ne sont pas islamophobes, nous vous battrons. »
Les menaces de l’imam ont rapidement fait réagir Bruno Retailleau. Le locataire de la place Beauvau a bien l’intention de ne « rien laisser passer » et de « combattre toute forme de radicalisme islamiste », relate Europe 1. Contacté par nos confrères, Gabriel Attal confirme avoir « pris connaissance de cette vidéo », sans avoir engagé de poursuites judiciaires pour l’instant, préférant « évaluer les suites juridiques » à donner.
Source : Lire Plus






