
Un massacre en pleine messe. Ce dimanche 22 juin, alors que les catholiques du monde entier célébraient la Fête-Dieu, un attentat suicide a visé l’église Saint-Élie, à Damas en Syrie. « Un kamikaze affilié au groupe terroriste Daech est entré dans l’église Saint-Élie, a ouvert le feu et s’est fait exploser avec une ceinture explosive » a déclaré le ministère syrien de l’Intérieur.
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Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, l’attentat a fait 22 morts et 63 blessés. « Des ambulances évacuent les blessés et les victimes du site de l’explosion » après cet « attentat terroriste », a fait savoir l’agence de presse officielle SANA.
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Attentat en pleine messe
Au moment de l’attaque, l’église était remplie de fidèles, venus assister à la messe dominicale. Un homme est alors entré, muni d’une arme automatique. Après avoir ouvert le feu, l’assaillant a déclenché sa ceinture explosive. Sur les vidéos prises peu de temps après l’attentat, l’on peut voir l’intérieur de l’édifice complètement dévasté, des débris de bancs et d’icônes gisants au sol dans des mares de sang.
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« Cet acte criminel qui a pris pour cible des fidèles chrétiens est une tentative désespérée de saper la coexistence nationale »
Pour le ministère syrien des Affaires étrangères, « cet acte criminel qui a pris pour cible des fidèles chrétiens est une tentative désespérée de saper la coexistence nationale et de déstabiliser le pays ».
Indignation internationale
De nombreux dirigeants et responsables étrangers ont réagi, affirmant leur soutien au peuple syrien. L’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Geir Pedersen, a « condamné avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste contre l’église Saint-Élie » et « exprimé son indignation face à ce crime odieux » dans un communiqué.
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La France a elle aussi condamné dimanche soir l’attentat terroriste. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangère, a en outre appelé à une « transition en Syrie qui permette aux Syriens et aux Syriennes, quelle que soit leur confession, de vivre en paix et en sécurité dans une Syrie libre, unie, plurielle, prospère, stable et souveraine ».
Un pouvoir complaisant ?
La cheffe de file des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, a tenu à affirmer son soutien aux chrétiens d’Orient. « Une fois encore, la communauté des chrétiens d’Orient est meurtrie par ce terrorisme abject. La France qui s’est toujours tenue à leurs côtés ne doit pas manquer à son devoir moral forgé par des siècles d’histoire », a-t-elle déclaré sur X. Tout en fustigeant au passage Emmanuel Macron, qui a « jugé utile de reconnaître dans la précipitation le nouveau pouvoir aux mains de l’ex-rébellion djihadiste ».
« La France qui s’est toujours tenue à leurs côtés ne doit pas manquer à son devoir moral forgé par des siècles d’histoire »
Ancien leader djihadiste, l’actuel président syrien est accusé par les minorités religieuses de Syrie d’inaction face aux attaques qui les visent. Le patriarcat orthodoxe de Damas a ainsi exhorté les nouvelles autorités syriennes islamistes à « assumer l’entière responsabilité » du drame.
Le groupe terroriste État islamique, qui avait pris le contrôle d’un vaste territoire en Syrie et en Irak en 2014, a été défait par la coalition internationale menée par les États-Unis en 2019. Mais les djihadistes restent présents dans le vaste territoire syrien, bénéficiant de l’instabilité encore prégnante.
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