
La suspension des hostilités entre Israël et l’Iran aura été de courte durée. Peu après l’annonce par Donald Trump d’un cessez-le-feu entre les deux belligérants, l’État hébreu a dénoncé de nouvelles frappes iraniennes et a promis d’y riposter.
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En France, tous les commentateurs de l’actualité n’ont pas vu d’un bon œil l’initiative du président américain. Sur le plateau de CNews ce mardi 24 juin, Bernard-Henri Lévy a reproché au locataire de la Maison-Blanche de s’immiscer dans le conflit : « Qui est-il pour ordonner un cessez-le-feu à Israël et à l’Iran ? Il y a quelque chose qui m’échappe », a dénoncé le philosophe face à Sonia Mabrouk. Pour l’écrivain, le chef de l’État américain n’a « pas les informations et n’a pas le droit de demander un cessez-le-feu ». Selon lui, ce serait plutôt « au Premier ministre d’Israël et à son armée d’en juger ».
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« J’ai dit “merci” à Donald Trump il y a trois jours, aujourd’hui je lui dis “de quoi je me mêle” », a ajouté Bernard-Henri Lévy, en référence aux frappes menées par les États-Unis le week-end dernier contre des installations nucléaires et militaires iraniennes. « Il est venu en renfort d’Israël pour frapper des positions qu’Israël était sans doute mal équipé pour frapper, c’était bien et audacieux », a-t-il salué.
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Bernard-Henri Lévy a également souligné que « ce ne sont pas les Occidentaux qui vont donner des leçons de changement de régime par les bombes », estimant au passage que « sans mouvement populaire, il ne peut pas y avoir de chute du régime ». Enfin, le philosophe a rappelé que le nazisme et le fascisme japonais « ne seraient pas tombés sans les bombes, et hélas sans les pires des bombes ».
L’État hébreu mène depuis le 13 juin des frappes contre des infrastructures militaires et nucléaires iraniennes, affirmant vouloir empêcher la République islamique de se doter de l’arme atomique. En représailles, Téhéran a promis de bombarder Israël « sans relâche » – et a mis ces menaces à exécution. Dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin, le président américain Donald Trump a rejoint les hostilités, en ordonnant des frappes sur les sites de Fordo, Natanz et Ispahan.
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