
Il y a des signes qui ne trompent pas sur le basculement d’une société. La Fête de la musique a été marquée par des scènes de violence dans plusieurs villes de région et à Paris, où se sont déroulés des bagarres, des pillages de magasins mais aussi des agressions au couteau, au ciseau et, plus terrifiant, à la seringue : 145 personnes ont été victimes en France de piqûres, contenant pour certaines de la kétamine, un anesthésique puissant qui sert en médecine vétérinaire.
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Dans leur majorité, les victimes sont des jeunes femmes, proies désignées pour les délinquants sexuels qui sévissent dans nos rues. Bien sûr, on va une nouvelle fois nous reprocher de voir ce que l’on voit et de dire ce qui s’est réellement passé. Paris devrait être une fête mais cela fait belle lurette que la capitale ne l’est plus, n’en déplaise aux belles âmes de gauche qui ne voient pas le phénomène civilisationnel sous ces attaques au couteau à répétition et ces jeunes filles que l’on veut droguer pour les violer.
Le pouvoir des juges face au regard d’Elias
Selon eux, il faudrait surtout ne rien dire, ne pas remarquer les dealers sur les trottoirs et l’agressivité d’une jeunesse en rupture de ban qui déteste tant ces rassemblements festifs qu’elle les fait dégénérer en pugilats sanglants. Paris est un coupe-gorge, comme la plupart des grandes capitales de région. Sortir le soir, c’est prendre le risque de recevoir un coup de couteau. En voyant que le Conseil constitutionnel a retoqué la semaine dernière l’essentiel des mesures de la loi portée par Gabriel Attal pour durcir la justice des mineurs, je ne peux m’empêcher de penser au beau visage souriant d’Elias.
Elias avait 14 ans le 24 janvier dernier, lorsqu’il est rentré avec son meilleur ami d’un entraînement de football dans le 14e arrondissement de Paris, comme des centaines de milliers de petits Français le font. Sur le chemin, deux récidivistes de 16 et 17 ans qui avaient interdiction de se voir s’en sont pris à lui pour lui voler un téléphone portable qu’Elias a immédiatement donné. Las, les délinquants étaient armés d’une machette zombie ; le coup porté à Elias a été fatal. Sa maman Stéphanie, dont le cabinet médical est à dix minutes du lieu de l’agression, a tout juste eu le temps d’arriver et de parler un instant avec son enfant encore conscient, avant qu’il ne décède le lendemain des suites de sa blessure.
Ces familles de victimes qu’on oublie
Moins de cinq mois plus tard, tout ce qui pouvait renforcer la lutte contre ces mineurs ultraviolents a été censuré : l’inversion du principe de « l’excuse de minorité », la fin de l’atténuation des peines en cas de récidive, la création d’une procédure de comparution immédiate pour les récidivistes de plus de 16 ans. Comment justifier cela face à Stéphanie et les siens, ravagés par le deuil ?
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Comment trouver les mots face à toutes ces familles dont les enfants ont été agressés, brisés, et qui ne comprennent pas le fonctionnement d’une justice tournée en priorité vers le délinquant et pas vers les victimes ? Combien de temps allons-nous accepter le silence coupable de certains médias qui continuent d’occulter, avec une vraie volonté idéologique, la réalité que nous avons tous les jours sous les yeux ? Aujourd’hui comme demain, nous ferons le choix dans le JDD, le JDNews, sur CNews et Europe 1 de donner la parole aux victimes et de décrire le réel tel qu’il est.
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