
« Que ferez-vous pour la liberté ? » C’est avec cette question que s’est ouverte la première édition du Sommet des libertés ce mardi au Casino de Paris, devant une salle comble. Plus de 1 300 personnes se sont réunies pour assister à l’événement organisé par le JDNews en partenariat avec Périclès, Contribuables associés et l’Institut Sapiens. Au programme : liberté d’expression, wokisme, bureaucratie, dette – des thèmes chers aux libéraux de « tous bords », souligne Geoffroy Lejeune, en annonçant la liste des responsables politiques invités à débattre. Jordan Bardella pour le Rassemblement national, Éric Ciotti pour l’UDR, Sarah Knafo, Nicolas Dupont-Aignan…
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Alors que deux Français sur trois s’inquiètent du recul des libertés fondamentales, cette soirée entend être une véritable bulle d’air. Dans la chaleur étouffante de cette fin du mois de juin, les tables rondes s’enchaînent, égratignant, dans l’ordre, les agences publiques, les ZFE, la gestion des finances publiques, l’égalitarisme. Peut-on être libéral et conservateur ? Laetitia Strauch-Bonart le revendique. Et, selon l’essayiste, cela implique, de nos jours, de « défendre l’Ukraine face à l’expansionnisme russe ». Voilà de quoi réveiller le public, plutôt mitigé sur le sujet. « Je ne crois pas à l’union des droites », poursuit-elle, provoquant cette fois de franches huées. Sauvée par le gong, Laetitia Strauch-Bonart laisse la place à Charlotte d’Ornellas, qui accueille Pierre Noizat, fondateur de Paymium, dont la fille a été victime d’une tentative d’enlèvement en pleine rue le 13 mai dernier.
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« La croissance, la croissance, la croissance »
Le président de la société de cryptomonnaie plaide pour une sortie du monopole des monnaies des banques centrales contrôlées de facto par les États. Pour préserver la liberté, il faut s’appuyer sur de nouvelles devises, le Bitcoin par exemple. Et pour sauver les retraites des jeunes générations ? Olivier Babeau mise sur la capitalisation. De son côté, Charles de Courson souhaite « donner plus de poids aux partenaires sociaux », tandis que le Parti socialiste a annoncé déposer une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou après l’échec des discussions entre le patronat et les syndicats. Sera-t-il soutenu par le Rassemblement national ?
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Si Jordan Bardella a déclaré cet après-midi attendre « le moment de vérité » du prochain budget, il n’en a pas dit plus ce soir. Il est 21h45. La séquence du grand oral débute. Comme les autres, le protégé de Marine Le Pen n’a que douze minutes pour défendre ses mesures prioritaires face au recul des libertés et au déclin économique de la France. « La croissance, la croissance, la croissance », martèle-t-il, avant d’évoquer un « référendum sur l’immigration » et la « suppression de l’Arcom » sous les acclamations du public. Une proposition reprise d’emblée par son allié Éric Ciotti, qui lui succède sur la scène face à Christine Kelly.
Privatisation de l’audiovisuel public
Décidément, personne n’a digéré la fermeture de C8. Sarah Knafo fustige à son tour l’agence de régulation, avant de s’en prendre au service public. « Vous payez 83 euros par an pour financer France Télévisions », s’insurge-t-elle devant une salle conquise. « On veut qu’on arrête de nous voler. » L’eurodéputée est venue avec sa « liste au père Noël », plaisante-t-elle : « 465 millions d’euros pour le fonds mobilité qui promeut les pistes cyclables et le vélo, 5 millions d’euros pour le fonds d’aide aux jeux vidéo, 141 millions d’euros pour subventionner des syndicats qui nous détestent ». Autant de pistes qui pourraient aider le gouvernement à trouver les 40 milliards nécessaires afin que la France atteigne son objectif de déficit public de 4,6 % du PIB en 2026.
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Un objectif que l’on pourrait également atteindre en baissant nos subventions à l’Union européenne, avance, sans surprise, Nicolas Dupont-Aignan. L’ancien candidat à la présidentielle veut la voir disparaître pour redonner aux nations d’Europe « leur souveraineté et leur permettre de coopérer à la carte ». Marion Maréchal, elle, mise sur la démographie pour relancer l’économie : « Il faut faire des enfants », insiste-t-elle, avant de revenir, comme chacun de ses prédécesseurs, à la privatisation de l’audiovisuel public. Car tous, participants et organisateurs, en sont convaincus : la liberté n’est possible que si la pluralité des opinions est garantie et présente partout.
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