
L’Adidas Arena est incandescente. Et pas parce que c’est la période des traditionnels feux de la Saint-Jean. Le public parisien, survolté, comme il l’a si souvent été cette saison, porte de bout en bout les hommes de Tiago Splitter. Le premier quart-temps est à sens unique (29 à 21). Le deuxième voit la Roca Team recoller au score (54-50). À ce moment de la rencontre, faut-il s’inquiéter ? Pour mémoire, après avoir remporté les deux premiers matchs à domicile (94-82 et 92-67), Paris espérait conclure sur le Rocher. Mais l’expérience des doubles champions sortants leur a permis de résister (81-78 et 80-74). Tout allait donc se décider lors du match 5.
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D’un côté, Monaco, récent finaliste malheureux de l’Euroligue, la plus prestigieuse des compétitions européennes. De l’autre, Paris, vainqueur de la Leaders Cup et de l’Eurocup l’an dernier, de la Coupe de France cette saison. Le 3e quart-temps tourne à l’avantage d’Élie Okobo et consorts (81 à 73 pour la Roca Team). Les supporteurs, emmenés par un kop aussi bruyant qu’enthousiaste, lâchent les décibels lorsque les Parisiens égalisent à 85-85 grâce à un tir à trois points de l’un de leurs chouchous, le jeune meneur/arrière français Nadir Hifi.
Dans la dernière minute trente, les temps morts se multiplient alors que Paris mène de trois unités (94 à 91). Hifi, encore lui, inscrit 2 points supplémentaires (96-91). Il reste vingt secondes. Le suspense s’évapore. Victoire 99-93. Monaco, double champion sortant, voit le titre lui échapper. L’année dernière, c’est la Roca Team qui avait dominé les débats en finale (3 manches à 1).
La formation parisienne s’offre son plus beau trophée depuis l’arrivée en 2018 d’un duo d’investisseurs américains. David Kahn et Eric Schwartz, qui viennent d’ouvrir le capital à l’acteur Omar Sy, ont réussi en quelques années à créer ex nihilo ou presque un club qui compte. La trêve estivale verra sans doute partir des joueurs importants. On pense au meneur Tj Shorts et à l’ailier Tyson Ward. D’autres arriveront certainement. En attendant, comme le crient non sans humour les supporteurs : « Hifi, c’est Paris ».
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