
Le voile d’une fillette ne serait « pas forcément le signe d’une radicalisation ». Invité sur le plateau de BFMTV, ce jeudi 26 juin, Dominique de Villepin persiste et signe après ses propos déjà tenus il y a quelques mois : selon lui, il n’y a pas de problèmes à voir des petites filles porter le voile islamique.
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Une position que le probable candidat à l’élection présidentielle justifie. « Ce n’est pas à moi d’apprécier si le voile est trop long. Je ne suis pas couturier », assène l’ex-Premier ministre face à Benjamin Duhamel. « Ce n’est pas une question de couture, c’est une question d’égalité femmes-hommes », relance alors le journaliste. « Nous rentrons dans la sphère privée, et dans le champ de la laïcité. S’il y a des pressions pour forcer quelqu’un à porter un voile, la loi de 1905 est là pour protéger », élude Dominique de Villepin.
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Nouvelle relance de Benjamin Duhamel : « Je repose ma question, est-ce que le fait de voiler une petite fille est le signe d’un intégrisme islamique ? » Réponse de l’homme politique : « Ça peut être le signe d’un intégrisme islamique, ça peut être un choix culturel. Quand vous portez une kippa, c’est un signe religieux. Vous ne prenez pas en compte le fait que dans certaines cultures, dans certaines religions, ce n’est pas forcément le signe d’une radicalisation », lance Dominique de Villepin.
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« Pour ceux qui avaient encore un doute… c’est lamentable »
Alors que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, souhaite interdire le voile à l’université, Dominique de Villepin adopte la position inverse et parle de « stigmatisation », invitant les autorités à ne « pas rentrer dans la vie des gens ».
Les propos de l’ancien Premier ministre ont rapidement fait polémique. La cheffe des députés du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a par exemple réagi sur le réseau social X. « Pour ceux qui avaient encore un doute… c’est lamentable ! » a-t-elle dénoncé.
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