
Le décret est imminent. Le gouvernement argentin a décidé de supprimer le « Jour du travailleur de l’État », célébré chaque 27 juin – un jour férié réservé aux agents publics depuis 2013. Une décision qui s’inscrit dans la volonté du président Javier Milei, ouvertement libertarien, de rompre avec un modèle qu’il qualifie de « culte de l’étatisme ». « L’État n’est pas un endroit où l’on doit jouir de privilèges que n’ont pas les travailleurs du privé », a déclaré mercredi le porte-parole de la présidence, Manuel Adorni. Pour l’exécutif, cette décision s’inscrit dans une logique de rééquilibrage entre secteur public et privé.
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Le même jour, plusieurs milliers de manifestants, pour la plupart issus de la fonction publique, ont défilé dans le centre de Buenos Aires. À l’appel de syndicats et de mouvements sociaux proches de l’opposition péroniste (centre gauche), ils ont dénoncé l’austérité en scandant : « souveraineté, travail et salaire juste ». Rassemblés devant le ministère de la Dérégulation de l’État, les manifestants ont rejoint ensuite la mobilisation hebdomadaire des retraités devant le Parlement, qui chaque mercredi proteste contre la réduction de leur pouvoir d’achat.Le mouvement touche également les hôpitaux publics. L’hôpital pédiatrique Garrahan, l’un des plus importants du pays avec 4 000 employés, était en grève mercredi pour exiger des revalorisations salariales.
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Une soixantaine d’universités publiques, appuyées par plusieurs syndicats d’enseignants, ont également appelé ce jeudi à une grève de 48 heures pour protester contre la baisse des financements. Salaires, recherche, bourses et entretien des locaux sont directement affectés par les coupes du gouvernement.
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