
Dans une interview publiée le 3 juillet dans le journal Le Monde, Paul Vannier, député La France insoumise du Val-d’Oise, revendique à propos de l’enseignement privé de porter « un regard idéologique et politique sur ces questions, avec un modèle éducatif en tête », et assume vouloir « une révolution » du contrat d’association entre l’enseignement privé et l’État. Tout en se défendant de vouloir rallumer la guerre scolaire. Vannier était co-rapporteur (avec la députée Ensemble Violette Spillebout) de la commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire, qui vient de rendre ses conclusions : les violences faites aux enfants au sein des établissements scolaires sont largement sous-estimées, l’État manque à sa mission de protection et les mécanismes d’alerte restent lacunaires.
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Créée en février à la suite des révélations liées à l’établissement privé de Bétharram, cette commission avait pour mission d’évaluer les dispositifs de prévention, de signalement et de traitement des violences commises par des adultes sur des mineurs dans les établissements scolaires. Initialement centrée sur le privé, son périmètre avait été élargi au public à la demande de plusieurs députés. Les auteurs formulent 50 recommandations.
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Parmi elles : la systématisation des inspections, la création d’un référentiel national, le renforcement de la formation des personnels, mais aussi une révision du contrat d’association liant l’État aux établissements privés sous contrat, ainsi que la levée du secret de la confession dans les cas de violences sur mineurs. Derrière la lutte nécessaire contre les violences scolaires, une cible se détache : l’école catholique, présentée comme un terreau propice aux abus.
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