
L’incendie du 8 juillet à Saint-Gilles était d’origine criminelle. Un homme a récemment été sanctionné par la justice pour ce départ de feu, qui a ravagé quatre hectares de végétation et provoqué l’évacuation de plusieurs habitants du Gard. Ce vendredi 11 juillet, le tribunal judiciaire de Nîmes a condamné un homme de 51 ans, de nationalité marocaine, à un an de prison avec un sursis probatoire d’une durée de deux ans, rapportent Midi Libre et Objectif Gard. Il a également l’obligation d’avoir un suivi psychiatrique et de travailler.
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À son audience, le prévenu, prénommé Saïd, s’est défendu en assurant qu’il se trouvait dans la forêt « pour dormir » avant de voir les flammes : « Le feu venait à peine de débuter, alors je me suis approché. J’ai jeté ma bouteille d’eau, et j’ai essayé de faire barrage avec des branches. » Un témoin l’aurait pourtant aperçu en train d’attiser les flammes. « Quand il a crié, vous êtes parti en courant », a rappelé la présidente de l’audience en s’adressant au suspect. Une version que nie le mis en cause, en assurant n’avoir croisé personne à ce moment-là.
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Le profil du quinquagénaire a pourtant interrogé la présidente. En effet, l’individu a déjà été condamné à quatre reprises pour exhibition sexuelle, violences avec arme, ainsi que pour outrage et rébellion contre personne dépositaire de l’autorité publique. Il avait également été puni par la loi pour… un feu déclenché en novembre dernier, qu’il aurait « rapidement éteint à la demande des policiers », indique la présidente. Cette dernière cite également « une note pour apologie du terrorisme inscrite » à l’encontre de l’accusé.
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Son avocat a au contraire assuré que son client souffrait d’un état dépressif, bien que l’altération ou l’abolition du discernement n’aient pas été retenues. Il a ainsi réclamé une peine aménagée. « Outre la version du témoin, il n’y a pas beaucoup d’éléments à opposer à monsieur. Rien n’a été retrouvé sur lui, ni allumette, ni briquet. Et le doute doit lui profiter », a plaidé l’avocat. Pas de quoi convaincre les juges, qui ont reconnu Saïd coupable.
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