
Le Rassemblement national (RN) veut frapper fort après les annonces peu satisfaisantes de François Bayrou sur le budget 2026. Le parti prévoit en effet de dévoiler « un contre-budget » à l’automne à l’occasion de la présentation du projet de loi finances. « Le RN proposera une autre voie avec des pistes d’économies extrêmement claires », a annoncé le député RN Julien Odoul au micro de Sud Radio ce mercredi 16 juillet.
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Le porte-parole du RN évoque des « orientations justes, sociales avec la réduction du train de vie des services de l’État, avec la suppression des comités inutiles comme l’ADEME, CESE, service public de l’audiovisuel, qui coûte un pognon de dingue pour nous dire qu’on est racistes ». Pour lui, « il y a énormément d’argent à récupérer que les Français ne supportent plus de payer ».
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L’élu de l’Yonne s’en remet ainsi au gouvernement pour approuver certaines mesures du RN : « Libre à lui de les récupérer. » Cependant, Julien Odoul semble avoir peu d’espoir à ce sujet : « Malheureusement, avec ce gouvernement comme les précédents, il y a toujours une volonté de passer en force, ce qui se solde régulièrement par un blocage et une censure. »
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Sur France Inter, ce mercredi matin, Jean-Philippe Tanguy a de son côté rappelé que la lutte contre le déficit devait aussi passer par une lutte contre l’immigration : « Quand vous avez 500 000 personnes qui rentrent par an, faire croire que ça n’a pas de coût voire faire croire que ça rapporte, est une absurdité. Ça fait 50 ans que ça dure et 50 ans que les finances publiques sont hors contrôle. » Le député RN appelle ainsi l’exécutif à couper les coûts de l’immigration. « On verra si ça ne réduit pas la gabegie publique », a-t-il estimé.
Mardi 15 juillet, le Premier ministre a présenté ses grandes orientations sur le budget 2026 afin de réaliser 43,8 milliards d’euros d’économies. Le chef du gouvernement a notamment décrété une « année blanche » sur les prestations sociales, gelant ainsi les pensions de retraite qui ne seront pas revalorisées au niveau de l’inflation. Le président du MoDem a également proposé de supprimer deux jours fériés dans l’année, en citant le 8-Mai et le lundi de Pâques. Il a aussi évoqué la suppression de 3 000 postes dans la fonction publique et la baisse des charges de l’État.
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Pas de quoi satisfaire le Rassemblement national (RN) qui dénonce l’absence d’« économies sur le coût de l’immigration », a réagi Marine Le Pen sur X mardi en fin d’après-midi. Jordan Bardella a de son côté fustigé l’idée de supprimer deux jours fériés, qu’il perçoit comme « une attaque directe contre notre histoire, contre nos racines, et contre la France du travail ».
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