
Quelques jours après la fête nationale, les Français sont appelés à célébrer « le jour de la libération fiscale ». Une initiative lancée sur les réseaux sociaux par le compte @NicolasQuiPaie, qui estime qu’à cette date symbolique, les contribuables cessent de « travailler pour l’État » et commencent enfin à « bénéficier du fruit de leur travail ».
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Pour marquer le coup, le porte-parole officieux du ras-le-bol fiscal générationnel invite ses abonnés à participer à un « grand nicollage » – entendez une opération de collage d’affiches et de stickers militants – jusqu’au 20 juillet. Un kit de visuels a d’ailleurs été mis en ligne, accompagné d’un mot d’ordre : « Ne pas coller sur le bien d’autrui. »
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Une partie de la droite n’a pas tardé à relayer l’idée. « Nous sommes le 17 juillet, le jour de la libération fiscale », a écrit Marion Maréchal sur X. « Fêtons ce jour, avant qu’il ne soit retardé par le projet de budget Bayrou qui refuse de s’attaquer clairement aux dépenses de l’État. » Le Premier ministre a dévoilé ce mardi les grandes orientations du budget 2026 afin de ramener le déficit à 4,6 % du PIB l’an prochain, contre 5,8 % en 2024. Parmi les propositions chocs : supprimer le lundi de Pâques et le 8 mai comme jours fériés et retirer 3 000 postes dans la fonction publique.
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« Nicolas », personnage fictif devenu viral depuis plusieurs mois, incarne un jeune actif diplômé, imposable, lassé d’un système redistributif jugé injuste. Une figure née dans la sphère libertarienne en ligne, popularisée par des comptes tels que @sidounours ou @bouliboulibouli, puis reprise par @NicolasQuiPaie.
Le mouvement se présente comme satirique et « transpartisan » et son créateur, resté anonyme, revendique une vision « minarchiste identitaire », prônant un État minimal, la baisse drastique des dépenses publiques et un contrôle renforcé de l’immigration.
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Très actif sur X, le compte publie régulièrement des mèmes fustigeant le « racket fiscal » dont seraient victimes les « vrais actifs », en opposition à d’autres figures fictives comme « Chantal et Bernard » (retraités). Cette rhétorique séduit une frange jeune, diplômée, urbaine, issue des classes moyennes supérieures et rassemblée sur Discord. À voir si l’appel de Nicolas sera entendu ce 17 juillet.
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