
Le ministère public s’oppose à la décision de la cour d’appel. Dans un communiqué, publié ce lundi 21 juillet, le parquet général de Paris annonce se pourvoir en cassation pour contester la libération du militant libanais propalestinien Georges Abdallah. Âgé de 74 ans, il a été condamné en 1987 pour complicité d’assassinat de deux diplomates, l’un israélien, l’autre américain, à Paris.
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Le parquet estime que la libération de l’un des plus anciens détenus de France « n’est pas conforme à la jurisprudence de la chambre criminelle de la Cour de cassation selon laquelle une personne condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité pour des faits de terrorisme ne peut bénéficier d’une libération conditionnelle sans mesure probatoire ».
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La cour d’appel de Paris avait ordonné, jeudi 17 juillet, la remise en liberté de Georges Ibrahim Abdallah. Sa libération est prévue pour ce vendredi 25 juillet. Une annonce qui a suscité l’euphorie d’une large partie de la gauche. Elle a été considérée comme une « victoire » pour le député LFI Thomas Portes, une « reconnaissance à ceux qui l’ont toujours soutenu », pour la présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale Mathilde Panot et le « fruit d’un combat acharné », pour le secrétaire national du PCF Fabien Roussel.
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Ancien instituteur libanais devenu militant armé au sein du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Georges Abdallah a fondé au début des années 1980 les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), groupuscule marxiste et pro-syrien. Son nom est associé à plusieurs actions violentes, dont au moins cinq attentats revendiqués en France, en 1981 et 1982.
Arrêté en 1984 à Lyon sous une fausse identité, il est initialement condamné pour détention d’armes et d’explosifs, avant d’être reconnu coupable en 1987 de complicité dans les assassinats de deux diplomates étrangers et dans une tentative contre un troisième. « Je ne suis rien d’autre qu’un combattant arabe », déclare-t-il alors devant ses juges.
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