
La France pourrait-elle bientôt refuser la reconnaissance des passeports algériens ? Le dossier est actuellement à l’étude au ministère de l’Intérieur, selon des informations d’Europe 1. Le but : lutter contre les mesures mises en place par Alger, permettant désormais à tous les citoyens algériens, y compris ceux en situation irrégulière à l’étranger, d’obtenir un passeport valable dix ans ainsi qu’un passeport d’urgence d’une durée d’un an.
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Présentée par le gouvernement algérien comme une simplification des démarches administratives, cette initiative suscite une vive inquiétude à Paris. Les autorités françaises craignent qu’elle facilite la régularisation des personnes en situation irrégulière sur le sol français, tout en compliquant les procédures d’expulsion.
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Consulat algérien de Toulouse : un précédent préoccupant
Les tensions se sont cristallisées à Toulouse, où le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a accusé le consulat algérien d’avoir délivré « des centaines de passeports » à des étrangers sans titre de séjour. En réponse, Gérald Darmanin a demandé aux préfets de ne pas reconnaître ces documents, dénonçant une violation du principe de réciprocité, socle des relations diplomatiques franco-algériennes.La suite après cette publicitéLa suite après cette publicitéSi cette position devait s’étendre à l’échelle nationale, elle marquerait une nouvelle étape dans le bras de fer diplomatique entre les deux nations. Bruno Retailleau a également évoqué la possibilité de suspendre les négociations entre l’Union européenne et l’Algérie sur un accord d’association, transformant ce dossier en levier diplomatique majeur. Il abordera cette crise lors d’un prochain entretien avec Emmanuel Macron, alors que la France cherche à clarifier sa position face à la politique migratoire et diplomatique d’Alger.À lire aussi
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Les relations entre la France et l’Algérie se sont particulièrement dégradées, l’été dernier, après la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental — un geste perçu comme une provocation par Alger, qui soutient les indépendantistes sahraouis. Les tensions se sont par la suite manifestées à travers l’incarcération de Boualem Sansal, l’expulsion de diplomates de part et d’autre ou encore l’instrumentation d’un ressentiment antifrançais par le régime d’Abdelmadjid Tebboune.
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