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Propos recueillis par Axel May
27/07/2025 à 05:33

« On avait reconnu le parcours au mois de mai. On s’était rendu compte de deux choses. Premièrement, ce n’est pas plat ! On n’a pas l’impression en voiture, mais à vélo, sur les pavés, ça monte. Deuxièmement, ça nous paraissait réducteur de finir le Tour de France en tournant en rond sur les Champs-Élysées, à la façon d’un critérium. Le jour de la course, quand on a vu la foule et la ferveur, on s’est dit : « Tiens, ce serait bien de recommencer ! » Car rien n’indiquait que cela deviendrait une tradition.
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Le président de la République Valéry Giscard d’Estaing était même venu pour l’occasion. Il y avait 27 tours de circuit. Les lignes d’arrivée et de départ étaient identiques. Il n’y avait pas de départ fictif. Merckx en a profité. Il a vu que j’étais en train de discuter avec [Michel] Poniatowski [qui était ministre de l’Intérieur, NDLR]. Il a attaqué, ça m’a foutu un coup d’adrénaline. Je suis allé le rechercher tout de suite. Contre Merckx, il fallait rester concentré, ne surtout pas se relâcher. Le peloton ne courait pas selon les règles tactiques habituelles. Tout le monde était subjugué et voulait attaquer un peu n’importe comment, ce qui a rendu la course un peu plus difficile. Je me souviens aussi qu’il y avait énormément de policiers parce que les ouvriers du livre avaient menacé d’arrêter l’étape.
« La rue Lepic va mettre un peu plus de piment »
C’est seulement à la flamme rouge, au dernier kilomètre, que j’ai pu respirer et me dire : « J’ai gagné le Tour de France. » Cette année, avec la butte Montmartre, j’espère que beaucoup d’équipes, qui n’ont pas gagné d’étape, vont attaquer. C’est vraiment le jour pour se montrer. Est-ce que la rue Lepic va suffire pour creuser un écart et éviter une arrivée massive au sprint ? En tout cas, elle va mettre un peu plus de piment. C’est bien de changer de temps en temps parce que ça fait tellement longtemps qu’on assistait à une longue procession jusqu’aux Champs. Peut-être que les coureurs ne sont pas de mon avis. Je vois ça d’un œil de spectateur maintenant ! »

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