
« Le drapeau palestinien est devenu le symbole des émeutiers », a fait valoir le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, pour justifier l’interdiction de ce drapeau au lendemain d’émeutes en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions face à l’Inter Milan. Dans un communiqué publié ce dimanche 1er juin, l’édile précise que les débordements ont commencé après les « manifestations de joie légitime des supporters de l’équipe parisienne ». Selon lui, « des individus, venant des quartiers périphériques de notre ville, ont choisi de saisir l’occasion pour créer du désordre sur une base politique. »
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Durant les heurts, la ville a été la cible de tirs de mortiers et de multiples projectiles lancés contre les forces de l’ordre, parmi lesquels des pavés ou des bouteilles. Du mobilier urbain a également été incendié.
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« Une meute menaçante »
Le maire décrit une situation tendue : « Diverses bagarres ont ainsi été provoquées par cette meute menaçante, nécessitant l’emploi de bombes lacrymogènes pour la disperser. » Plusieurs interpellations ont eu lieu, dont celle d’un meneur présumé, décrit comme « un individu très agressif, ciblant de manière répétée les forces de l’ordre par des jets de projectiles ». Selon Gilles Platret, cet homme « brandissait ostensiblement un drapeau de la Palestine en signe de ralliement, ce qui indique très clairement la volonté politique qui motivait ces échauffourées ».
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Outre l’interdiction d’arborer le drapeau palestinien sur la voie publique ou depuis des immeubles visibles de la rue, la municipalité interdit également sa vente sur les marchés ainsi que les manifestations en soutien à la Palestine.
Une décision vivement critiquée
Ces mesures ont suscité une réaction immédiate de l’Association France Palestine Solidarité 71, qui les dénonce avec « effroi et stupeur ». Le collectif rappelle que « cette déclaration intervient au moment même où dans le monde entier comme en France, des personnalités de tous horizons politiques, y compris des personnalités juives de premier plan, dénoncent le génocide en cours et exigent un cessez-le-feu immédiat ».
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L’association juge que cette interdiction se fonde sur « un prétexte fallacieux et indigne » et souligne que depuis sa création en janvier 2024, « 11 manifestations ont été organisées à son initiative dans Chalon sans qu’un seul incident n’ait lieu ». En réponse, elle appelle « tous les démocrates, tous les pacifistes » à se rassembler à Morlay le 8 juin prochain à l’occasion du festival Festi’Palestine, pour défendre « une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens ».
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