
Alors que les discussions entre indépendantistes et loyalistes, entamées par le ministre des Outre-Mer, Manuel Valls, ont échoué et que le déplacement de Marine Le Pen, la semaine dernière, a été entaché par une polémique sur sa relation avec Jordan Bardella, Sarah Knafo décide de s’emparer, elle aussi, du dossier calédonien. Sur le réseau social X, la députée européenne de Reconquête a formulé quatre propositions majeures afin de répondre à la situation brûlante dans laquelle se trouve la Nouvelle-Calédonie depuis les émeutes de 2024.
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D’un point de vue institutionnel, Sarah Knafo appelle à fermer « la porte à tout prochain référendum ». Si Marine Le Pen a annoncé lors de son déplacement envisager un quatrième référendum dans 40 ans, l’eurodéputée insiste : selon elle, ce ne serait « tirer aucune leçon du passé ».
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Sarah Knafo pense que les Calédoniens ont déjà eu l’opportunité par trois fois de trancher la question, et donc que la Nouvelle-Calédonie doit rester française. Quant au parti dirigé par Jordan Bardella, « pourtant historiquement connu pour défendre l’unité nationale et l’ordre républicain », celle qui a orchestré la campagne présidentielle d’Éric Zemmour estime qu’il « renvoie désormais dos à dos les indépendantistes et les loyalistes, les violents et les pacifiques ».
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Développer l’industrie
Sarah Knafo s’en prend également aux gouvernements successifs. « Organiser trois référendums sur la même question, diviser une société que l’on prétend apaiser, en forçant chacun à choisir son camp, non pas une seule fois, mais trois fois, comme si les électeurs n’avaient pas compris la question les deux premières fois. Quelle absurdité ! » dénonce-t-elle. Avant de fustiger également le « projet de quasi-indépendance » que présente Manuel Valls, « comme si les indépendantistes avaient gagné, alors qu’ils ont perdu trois fois ».
« Abandonner la Nouvelle-Calédonie serait une faute lourde »
Hormis la priorité institutionnelle, Sarah Knafo voit une autre urgence : l’explosion de la violence. Elle défend ainsi le « rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire » et exhorte à ne pas « céder un seul pouce de terrain aux violents ». La députée européenne évoque également un de ses sujets de prédilection : l’urgence économique. D’après elle, la Nouvelle-Calédonie demeure territoire « riche en minerais précieux et stratégiques, comme le nickel ».
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Sur ce point en revanche, la députée européenne devrait d’ailleurs être rejointe par Marine Le Pen, qui avait estimé sur X que le développement de la filière du nickel « participera à la relance de l’économie du territoire ». Sarah Knafo envisage également des « possibilités de développement industriel et commercial colossales » sur le Caillou et appelle à « valoriser » le « patrimoine naturel et biologique exceptionnel » de l’île.
Implanter une base navale ultramarine d’envergure
Sarah Knafo insiste sur les avantages géopolitiques qu’offre ce territoire pour la métropole. La Nouvelle-Calédonie, rappelle-t-elle, est « située dans une zone hautement stratégique ». C’est pourquoi la France ne doit pas se laisser « évincer de cette zone clé ».
Sarah Knafo déplore également le mémorandum de coopération signé entre le FLNKS et l’Azerbaïdjan en avril 2024. Pour finir, la députée européenne formule également la proposition d’implanter « une base navale ultramarine d’envergure » sur le Caillou, qui « devient progressivement le nouveau centre de gravité du monde ».
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